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FRANCE

Coalition contre l'EI : "Nos efforts conjoints portent leurs fruits"

© Alain Jocard, AFP | Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, et le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors d'une conférence de presse le 20 janvier, à Paris.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/01/2016

Réunis à Paris, les ministres de la Défense des pays les plus engagés dans la lutte contre le groupe État islamique ont fait le bilan de leur action en Irak et en Syrie. Paris et Washington ont plaidé pour un accroissement des "efforts collectifs".

Les ministres de la Défense de sept pays de la coalition de lutte contre l’organisation État islamique (EI) se sont réunis, mercredi 20 janvier, à Paris, pour discuter stratégie militaire et poser les jalons d'une éventuelle "accélération de tempo". Cette rencontre, à laquelle ont participé les ministres australien, allemand, italien, britannique, néerlandais, américain et français, s'est tenue deux mois après l’intensification des frappes de Paris et Washington contre l’EI, dans la foulée des attentats du 13 novembre en France.

À l'issue de la réunion, le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, et le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ont tenu une conférence de presse commune au cours de laquelle ils ont dressé le bilan de l'action de la coalition et tâché de rappeler leurs objectifs. Revue de détails.

• "L’EI recule"

"Nos efforts conjoints portent leurs fruits [...] Sur le terrain Daech [autre nom de l'EI] recule, nous sommes parvenus à affecter ses ressources. C'est le moment d'accroître nos efforts collectifs en mettant en œuvre une stratégie collective cohérente", a plaidé le ministre français. Pour sa part, le secrétaire américain a énuméré "trois objectifs-clés de la lutte contre le groupe jihadiste : détruire le cancer de l'EI en supprimant ses centres de pouvoir à Raqqa et Mossoul, lutter contre les métastases de cette tumeur à travers le monde, protéger les populations chez nous".

>> À lire sur France 24 : "Les jihadistes de l’EI, grands gagnants des tensions entre Riyad et Téhéran"

Dès cet automne, les Américains ont intensifié leurs efforts militaires contre l’EI, notamment leurs bombardements aériens. Selon les données de l'armée américaine, 9 627 raids avaient été menés au 13 janvier contre l’EI, dont 6 393 en Irak et 3 234 en Syrie. Les pertes humaines ont été conséquentes.

"En décembre, environ 2 500 combattants ennemis ont été tués par les frappes de la coalition en Irak et en Syrie", détaillait début janvier, Steve Warren, porte-parole du Pentagone. Selon ce dernier, depuis le début des frappes en août 2014, l’EI a perdu jusqu'à 22 000 km2, soit 40 %, des territoires qu'il avait pris en Irak, et environ 2 000 km2, soit 10 %, en Syrie.

L'analyse du général Dominique Trinquant, ancien chef de la mission militaire française à l'ONU

Les frappes ont également affaibli financièrement l’EI. La coalition internationale s’en est prise aux infrastructures pétrolières utilisées par le groupe extrémiste pour se financer. Selon Steve Warren, la production pétrolière des jihadistes a été réduite de près de 30 %. Mardi encore, la coalition a pilonné Mossoul, le fief de l’EI en Irak. Plusieurs bâtiments ont été détruits dont la "banque" de l’EI. La veille, la coalition a bombardé à 21 reprises la région de Ramadi, où l'organisation possède d'importantes ressources pétrolières. Des réservoirs ont été détruits, ainsi qu'un stock d'armes.

• La Russie "sur la mauvaise voie stratégique"

Lors de la conférence de presse, Ashton Carter et Jean-Yves Le Drian ont également tenu à recadrer Moscou, dont aucun représentant n'était présent mercredi à Paris. "La Russie est un acteur important dans le dossier syrien. Nous considérons cette place en souhaitant que la Russie concentre ses efforts contre Daech et cesse de frapper les groupes de l'insurrection qui eux-mêmes combattent Daech, a déclaré le ministre français de la Défense.

"Les Russes sont sur la mauvaise voie stratégique" en Syrie, a renchéri son homologue américain, ajoutant : "Jusqu'à ce que cela change, il n'y pas assez de base commune pour une coopération".

• La formation, un enjeu majeur

L'envoi de formateurs supplémentaires est en effet un enjeu majeur. En Irak, "au fur et à mesure que des territoires sont reconquis" sur l'EI, "on aura besoin pas seulement de forces terrestres, mais aussi de forces de police" pour assurer la sécurité, et il va falloir les former", avait déjà expliqué Ashton Carter.

L'intégralité de la conférence de presse d'Ashton Carter et Jean-Yves Le Drian

Les formateurs américains, australiens et français présents sur place ont à ce jour déjà entraîné plus de 15 000 soldats irakiens à la lutte contre les engins explosifs improvisés (IED), armes de prédilection de l’EI qui font des ravages dans les rangs irakiens.

>> À lire sur France 24 : "Le pouvoir irakien doit faire de Ramadi 'le symbole de l’après-Daech'"

Les Américains ont également envoyé à l’automne en Irak une centaine d'hommes des forces spéciales. Cette unité "est en place" et "se prépare à travailler avec les Irakiens", selon Ashton Carter. Quelques dizaines de soldats des forces spéciales sont aussi en Syrie pour faciliter les contacts avec les groupes armés locaux se battant contre l'EI. D'après le responsable américain, ces efforts commencent à porter leurs fruits.

 

• Réunion élargie "dans trois semaines" à Bruxelles

Le secrétaire américain à la Défense a invité les ministres de la Défense de l'ensemble des 26 pays de la coalition internationale à une nouvelle réunion à Bruxelles "dans trois semaines". "Tous les pays doivent venir en étant prêts à discuter de nouvelles contributions", a déclaré le chef du Pentagone.

Avec AFP et Reuters

 

Première publication : 20/01/2016

  • SYRIE - IRAK

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