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Moyen-Orient

L'offensive d'Ankara dans les zones kurdes est une "punition collective", dénonce Amnesty

© Ilyas Akengin, AFP | Les habitants de Silopi (sud-est) constatent les dégâts causés par les combats, le 19 janvier.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/01/2016

Le couvre-feu imposé dans les villes du sud-est à majorité kurde de la Turquie constitue des "punitions collectives" pour la population, a dénoncé, jeudi, Amnesty International.

La vie de 200 000 personnes est mise en danger dans le sud-est de la Turquie, majoritairement kurde. C’est Amnesty International qui lance ce cri d’alarme dans un rapport publié jeudi 21 janvier. L'ONG dénonce l'offensive des services de sécurité turcs dans cette région, qui se traduit par un couvre-feu permanent et des pénuries.

"Les opérations de la police et de l'armée dans ces secteurs sont caractérisées par un recours abusif à la force, notamment des tirs à l'arme lourde dans des quartiers résidentiels, juge Amnesty. Les coupures d'eau et d'électricité, ainsi que les dangers encourus pour se procurer des vivres et des soins médicaux sous les tirs, ont des effets dévastateurs sur la population et la situation risque de s'aggraver rapidement, si rien n'est fait pour y remédier", prévient John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale de l'ONG, dans un communiqué.

"Des punitions collectives"

Selon John Dalhuisen, les opérations turques "commencent à ressembler à des punitions collectives". Et d’ajouter : "Dans certaines zones, des couvre-feux qui imposent aux habitants de rester confinés dans leur maison sont en place depuis plus d'un mois, ce qui revient à assiéger des quartiers entiers. Les autorités turques doivent absolument faire en sorte que les habitants concernés aient accès à des vivres et à des services essentiels".

Amnesty International accuse en outre le gouvernement islamo-conservateur turc d'entraver le travail des observateurs indépendants dans la région, "soumis à des menaces, des enquêtes judiciaires et d'autres formes de harcèlement".

Au moins 150 civils tués depuis le début des combats

L'offensive qu'Ankara a lancée en juillet contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a fait voler en éclat le cessez-le-feu observé depuis deux ans par les rebelles séparatistes.

Les combats, qui ont repris de plus belle, ont fait plus de 150 morts parmi les civils tandis que les pertes du PKK et des forces turques se chiffrent en centaines, selon Ankara et Amnesty.

Les opérations se sont intensifiées le mois dernier à Cizre, à Silopi et à Sur, un quartier de Diyarbakir, chef lieu de la région, poursuit l’ONG de défense des droits de l'Homme.

Mercredi 20 janvier, 33 membres du PKK ont été tués dans trois localités différentes et un militaire à trouvé la mort à Diyarbakir, a fait savoir l'armée.

"Tandis que les autorités turques semblent déterminées à réduire toute critique interne au silence, la communauté internationale ne s'est guère manifestée. Les considérations stratégiques liées au conflit syrien et les démarches visant à s'assurer l'aide de la Turquie pour juguler le flux de réfugiés vers l'Europe ne doivent pas éclipser les allégations de violations flagrantes des droits humains", conclut John Dalhuisen.

Avec AFP et Reuters
 

Première publication : 21/01/2016

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