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Afrique

Aqmi revendique l'enlèvement de la Suissesse Béatrice Stockly au Mali

© Ahmed Ouoba, AFP | Béatrice Stockly à son arrivée à l'aéroport de Ouagadougou, le 24 avril 2012.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/01/2016

Une branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, "l'Émirat du Sahara", a revendiqué, mardi, le rapt de la Suissesse Béatrice Stockly. Elle avait été enlevée à Tombouctou, dans le nord du Mali, dans la nuit du 7 au 8 janvier.

Trois semaines après l’enlèvement de Béatrice Stockly à Tombouctou, l'Emirat du Sahara", une branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a revendiqué le rapt de cette Suissesse installée dans le nord du Mali.

L'agence privée mauritanienne Al-Akhbar a annoncé, mardi 26 janvier, avoir reçu une vidéo de huit minutes de ce groupe jihadiste. "Nous annonçons notre responsabilité dans l'enlèvement de cette mécréante évangélisatrice qui, par son travail, a réussi à faire sortir de l'islam nombre de fils de musulmans", selon les propos attribués par Al-Akhbar à un porte-parole de "l'Émirat du Sahara" dans ce document, qui n'a pas encore été authentifié de manière indépendante.

Demande de la libération d'Abou Tourab en échange

D'après l’agence de presse mauritannienne, Béatrice Stockly apparaît dans la vidéo. Elle y décrit son rapt à Tombouctou et y reconnaît ses activités "d'évangélisation".

En contrepartie de sa libération, cette branche d’Aqmi exige "la remise en liberté d'un certain nombre de ses combattants en prison au Mali et l'un de ses dirigeants, Abou Tourab, détenu à la Cour pénale internationale".

Abou Tourab est le nom de guerre de Ahmad Al Faqi Al Mahdi, qui était un des chefs du groupe jihadiste malien Ansar Dine, lié à Aqmi. Accusé de destructions d'édifices religieux et de monuments historiques à Tombouctou en 2012, il est de fait le premier jihadiste devant la CPI, et le premier suspect arrêté dans l'enquête de la Cour sur le Mali. Il a comparu pour la première fois en septembre à La Haye, où il est détenu.

>> A voir aussi sur France 24: une Suissesse enlevée pour la deuxième fois à Tombouctou

Un premier rapt en 2012

Venue il y a une quinzaine d'années au Mali comme volontaire de l’Église méthodiste, Béatrice Stockly faisait de l’évangélisation "à sa manière ", indique le pasteur évangéliste malien Bouya Yattara au site suisse lafree.ch.

Elle avait déjà été enlevée en avril 2012 par des islamistes du groupe islamiste Ansar Dine qui contrôlait la ville. À l’époque, elle avait été relâchée au bout d’une dizaine de jours après une médiation du Burkina Faso.

Sa libération était intervenue contre le versement d'une rançon, avaient affirmé plusieurs sources de sécurité. Mais un médiateur burkinabè et un responsable d'Ansar Dine avaient démenti l'information. Le porte-parole du groupe jihadiste avait alors affirmé : "La seule condition que nous avons posée est qu'elle ne revienne plus chez nous. Elle profite de la pauvreté et de l'ignorance de nos enfants", avait-il affirmé.

Béatrice Stockly était tout de même revenue s’installer à Tombouctou après la libération de la ville par les Français début 2013. Elle avait même repris l’appartement où elle avait été enlevée dans le nord de la ville, quartier connu pour être très fréquenté par les groupes rebelles maliens.

Des nombreux étrangers enlevés ces dernières années au Mali par des groupes jihadistes, seuls deux restaient officiellement en captivité : un Sud-Africain et un Suédois, retenus par Aqmi depuis leur rapt à Tombouctou le 25 novembre 2011.

Avec AFP et Reuters
 

Première publication : 27/01/2016

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