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Afrique

Burundi : Amnesty International dévoile les images de fosses communes potentielles

© AFP | L’une des “zones d’intérêt” repérées par Amnesty International, dans la région de Buringa au Burundi.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 30/01/2016

Amnesty International a publié vendredi des images qui, selon l'ONG, confirment l'existence de cinq charniers au Burundi. Ces fosses communes auraient pour but "de dissimuler l'ampleur des homicides" perpétrés par les forces de sécurité.

Amnesty International a alerté, vendredi 29 janvier, sur l’existence probable de fosses communes au Burundi, en banlieue de la capitale Bujumbura. L’ONG s'appuie sur un reportage de France 24 ainsi que sur des images satellites prises avant et après le 11 décembre, jour de violents affrontements dans la capitale burundaise, sur lesquelles on distingue un terrain vague dont la terre a été retournée. Les images et vidéos montrent que de la terre a été déplacée sur cinq sites du quartier de Buringa, précise l'ONG.

"Ces images pointent du doigt une tentative délibérée des autorités de dissimuler l'ampleur des homicides perpétrés par leurs forces de sécurité et d'empêcher la vérité d'éclater au grand jour", estime Amnesty International dans son communiqué, affirmant qu’elles "indiquent fortement" que des dizaines de personnes tuées par les forces burundaises ont été enterrées dans des charniers.

Fin 2015, France 24 s’était rendue sur le site de Kanyosha, au Burundi, dévoilant l’existence d’une fosse commune. Ce reportage vient nourrir le rapport de l’organisation qui indique : "Une équipe de France 24 a visité le site de Kanyosha à la fin du mois de décembre 2015. Cette chaîne a diffusé une vidéo d'une zone présentant ce qui s'apparente à une parcelle de terre fraîchement retournée."

Image satellite prise dans la région de Bujumbura après le 11 décembre 2015
© capture d'écran France 24 - images Amnesty International

Ces preuves en images coïncident, selon Amnesty, avec des témoignages recueillis par des habitants, selon lesquels ces fosses auraient été creusées dans l'après-midi du 11 décembre. Dès le lendemain des affrontements, des observateurs d’Amnesty avaient par ailleurs pu remarquer la violence des affrontements.

"Notre équipe était sur place le 11 décembre, et le lendemain ils ont pu se rendre dans les quartiers touchés où ils ont constaté des grandes mares de sang à l'endroit où les victimes avaient été tuées, sauf que les corps avaient déjà été enlevés", a expliqué sur l’antenne de France 24 Nina Walch, coordinatrice crise à Amnesty International France.

Au moins neuf charniers dans Bujumbura

Vendredi 11 décembre, des groupes d’opposition armés avaient attaqué simultanément trois camps militaires de la capitale burundaise, entraînant des affrontements avec les militaires qui se sont poursuivis toute la nuit. Le bilan provisoire de ces incidents - les plus sanglants depuis la tentative de putsch de la mi-mai - s’élève à 87 morts, parmi lesquels une large majorité d’opposants armés, qualifiés d''ennemis" par Bujumbura, ainsi que quatre soldats et quatre policiers. Le nombre des victimes pourrait être bien plus élevé. "C'est pour ça que ces corps ont été enterrés, pour qu’on ne puisse pas estimer le nombre des victimes. On ne peut pas mener une véritable enquête", poursuit Nina Walch.

>> À lire sur Les Observateurs de France 24 : Bujumbura en plein effroi, et la communication officielle qui parle d’une ville "normale"

L'ONG a demandé l’ouverture d’une enquête internationale indépendante pour faire la lumière sur ces drames.

Reportage de France 24 sur les accusations d’exécutions sommaires au Burundi fin décembre

Les Nations unies, quant à elles, examinent des images satellite dans le cadre d'une enquête ouverte à partir de témoignages faisant état d'au moins neuf charniers dans Bujumbura et aux alentours. L'un d'eux se situerait dans une caserne et contiendrait une centaine de corps.

Ces révélations d’Amnesty International surviennent alors que plusieurs États africains tentent ce week-end à Addis Abeba, en Éthiopie, de convaincre le président burundais Pierre Nkurunziza d'accepter le déploiement d'une force de casques bleus dans le pays afin d'éviter qu'il ne sombre dans un conflit ethnique. Un déploiement auquel le gouvernement est vivement opposé.

Première publication : 30/01/2016

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