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Moyen-Orient

À Genève, l'opposition syrienne menace de quitter les discussions

© Fabrice Coffrini, AFP | Début des négociations de paix en Syrie, vendredi 29 janvier 2016, à Genève.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 31/01/2016

À peine arrivé à Genève, après des jours d'hésitation, le Haut Conseil des négociations qui représente l'opposition syrienne a menacé, samedi soir, de quitter la table des pourparlers si le régime d'Assad "persistait à commettre ses crimes".

À peine arrivé à Genève samedi 30 janvier, le principal groupe d'opposants syriens, le Haut Comité des négociations (HCN), a menacé de se retirer des discussions de paix organisées par l'ONU si le régime de Damas "persistait à commettre ses crimes".

"Nous allons à Genève pour évaluer le sérieux des promesses de la communauté internationale au peuple syrien et celui du régime concernant la mise en œuvre de ses obligations humanitaires. Nous voulons montrer au monde que nous sommes décidés à aller vers des négociations pour trouver une solution politique", a précisé à Reuters Riad Naasan Agha, porte-parole du comité.

"Nous ne demandons pas de miracles ni une complète cessation des hostilités mais l'arrêt des bombardements aveugles de marchés, d'hôpitaux et d'écoles par le régime et ses parrains russes", a-t-il ajouté.

>> À lire sur France 24 : "Ceux qui y vont, ceux qui ne sont pas invités et ceux qui hésitent"

La délégation du HCN informera l'émissaire de l'ONU, Staffan de Mistura, "de son intention de retirer son équipe de négociateurs si l'ONU et les puissances mondiales sont incapables d'arrêter ces violations", ajoute le coordinateur du HCN dans un communiqué mis en ligne peu après l'arrivée d'une délégation de l'opposition en Suisse.

Cette coalition d'opposants politiques et de représentants de groupes armés avait accepté, après quatre jours d'hésitation et de pressions internationales, de participer aux pourparlers, au centre desquels elle compte mettre la question humanitaire.

Sièges, combats, bombardements : depuis mars 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 260 000 morts et jeté des millions de personnes sur les routes. Et chaque jour, le bilan s'alourdit.

Samedi, l'organisation Médecins sans frontières a annoncé que 46 personnes étaient mortes de faim depuis le 1er décembre à Madaya, près de Damas, où 40 000 personnes sont assiégées par le régime. Seize d'entre elles ont succombé au cours des 15 derniers jours malgré l'envoi d'une aide humanitaire, restée limitée.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 30/01/2016

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