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FRANCE

François Hollande accorde une grâce partielle à Jacqueline Sauvage

© France 24, Actuelles | Jacqueline Sauvage (à gauche), lors de son procès en appel, avait été condamnée à 10 ans de prison pour avoir tué son mari violent.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/02/2016

François Hollande a accordé à Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, une "remise gracieuse de sa peine d'emprisonnement". Elle pourra bénéficier d'une libération dès avril prochain.

L’affaire Jacqueline Sauvage a trouvé son dénouement. Dimanche, le président de la République française a décidé d’accorder une "remise gracieuse" en vertu de l’article 17 de la Constitution à cette Française condamnée à 10 ans de prison pour avoir tué son mari de trois coups de fusil, après avoir subi, avec ses enfants, des décennies de coups et de violences sexuelles.

"Le président de la République a voulu, face à une situation humaine exceptionnelle, rendre possible, dans les meilleurs délais, le retour de Mme Sauvage auprès de sa famille", a déclaré la présidence, précisant que la remise de peine "de 2 ans et 4 mois" portait aussi sur "l'ensemble de la période de sûreté qu'il lui reste à accomplir".

"Concrètement, le président a fait sauter le verrou de la peine de sûreté et il permet à Jacqueline Sauvage de pouvoir être accessible à une libération conditionnelle dès la mi-avril 2016", se sont aussitôt réjouies ses avocates, Janine Bonaggiunta et Nathalie Tomasini, reçues une nouvelle fois dimanche par le chef de l'État qui les a informées de sa décision.

"Les filles de Jacqueline Sauvage [...] sont réjouies, elles sont heureuses car le président les a entendues et ne les a pas déçues. Il a été fidèle à ses propos de vendredi dernier", ont rapporté les avocates.

47 ans d'enfer conjugal

Le 3 décembre, la cour d'assises du Loir-et-Cher avait pourtant confirmé en appel la condamnation à 10 ans de réclusion de la mère de famille, reconnue coupable d'avoir tué son mari de trois coups de fusil dans le dos en 2012, après 47 ans d'enfer conjugal.

La mobilisation avait été de grande ampleur ces derniers jours pour Jacqueline Sauvage. Plus de 400 000 personnes ont notamment signé une pétition appelant à lui accorder la grâce présidentielle.

Ses filles avaient adressé au président de la République une demande de grâce, appuyée par de nombreux parlementaires, dont Valérie Boyer (Les Républicains), et personnalités. Un comité de soutien s'est constitué, réunissant notamment la maire PS de Paris Anne Hidalgo, l'écologiste Daniel Cohn-Bendit et le porte-voix du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon.

L’entourage de François Hollande a plusieurs fois rappelé qu'il n'était, par principe, pas favorable à la grâce présidentielle. Il ne l’avait jusque là utilisé qu’une fois durant son mandat en janvier 2014 pour libérer Philippe El Shennawy, le plus vieux détenu de France condamné pour le hold-up du CIC à Paris, et qui avait passé 38 ans derrière les barreaux.

Avec AFP et Reuters.

Première publication : 31/01/2016

  • JUSTICE

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