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Moyen-Orient

Négociations de paix pour la Syrie : opposition et régime affichent leur discorde

© Fabrice Coffrini, AFP | Salem al-Meslet, porte-parole du groupe principal de l'opposition syrienne, à Genève, le 31 janvier 2015.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/02/2016

Dans le cadre des pourparlers de paix pour la Syrie, l'opposition a rencontré, pour la première fois, l'émissaire de l'ONU dimanche à Genève. Mais la délégation refuse de discuter avec le régime d'Assad sans avancée sur la question humanitaire.

C'est une première depuis le début de la crise syrienne. Dimanche 31 janvier, la délégation du Haut Comité des négociations (HCN), principal groupe d’opposants syriens, a rencontré Staffan de Mistura, l’envoyé spécial des Nations unies, pour réclamer "des actes sur la situation humanitaire" en Syrie.

Le HCN réclame principalement l'arrêt du bombardement des populations civiles et donc l’application de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies. Le groupe milite également pour la levée du blocus des villes assiégées, deux points qui figurent dans la résolution adoptée à l'unanimité le 18 décembre par le Conseil de sécurité, mais aussi la libération de quelque 3 000 femmes et enfants qui seraient détenus dans les prisons syriennes.

"Inadmissible d'utiliser la question humanitaire comme une arme"

Interrogée par la correspondante de France 24 à Genève, Catherine Fiankan-Bokonga, Bassma Kodmani, négociatrice de la délégation de l'opposition, confirme que le HCN ne transigera pas sur la question humanitaire. "Elle est simplement l’application du droit humanitaire international, c’est ce que nous attendons", explique t-elle.

Selon la négociatrice, la question humanitaire est actuellement utilisée "comme une arme par le régime syrien, ce qui est totalement inadmissible en droit international et rend impossible la négociation politique".

Une journée de dimanche "productive"

"L’esprit est positif, et l’objectif des participants est de trouver une solution politique. La journée de dimanche a été très productive" souligne la correspondante de France 24 à Genève. La délégation du HCN aurait notamment reçu des garanties de la part du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et du secrétaire d'État américain, John Kerry.

Mais attention, car dans le même temps, ""les deux camps se livrent à une joute de communication : ils organisent conférence de presse sur conférence de presse, à des moments simultanés et à des endroits différents de la ville", explique Catherine Fiankan-Bokonga.

Des signes de défiance, tout en acceptant le principe des pourparlers. Cependant, la journée de lundi pourrait s'annoncer plus tendue : dans la soirée, le chef rebelle islamiste Mohammed Allouche a confirmé qu'il serait bien le négociateur en chef pour l'opposition

Mohammed Allouche est également membre du bureau politique du groupe armé rebelle Jaïch al-Islam, un mouvement d'inspiration salafiste que le régime de Damas qualifie de "terroriste".

 

Nous sommes prêts à faire dix pas si le gouvernement syrien acceptait d’en faire un seul.
Salim al Mouslat, porte-parole du HCN

Dès samedi, à son arrivée à Genève, la délégation du HCN avait menacé de se retirer des discussions de paix organisées par l'ONU si le régime de Damas "persistait à commettre ses crimes".

"Nous sommes prêts à faire dix pas si le gouvernement syrien acceptait d’en faire un seul" a assuré Salim al-Mouslat, porte-parole du HCN, ajoutant qu’il "doutait" qu’une telle configuration se présente. Dans un communiqué diffusé sur son site internet, le HCN pointe du doigt les "bombardements gouvernementaux et russes qui empêchent l’envoi d’une aide humanitaire aux villes assiégées".

De son côté, le gouvernement syrien, par la voie de son ambassadeur à l’ONU Bachar al-Jaafari, a accusé l’opposition de "ne pas être sérieuse" dans ses demandes tout en rappelant que l’objectif de Damas était de mettre "fin au bain de sang".

Avec Reuters

Première publication : 31/01/2016

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