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Afrique

Sur France 24, l'avocat de Laurent Gbagbo détaille l'argumentaire de la défense

© Peter Dejong, Pool, AFP | L'avocat de Laurent Gbagbo, Me Emmanuel Altit (à droite), s'entretient avec la procureure Fatou Bensouda en attendant le début du procès le 28 janvier 2016 à La Haye, aux Pays-Bas.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 02/02/2016

Trois jours après l’ouverture du procès de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale, la défense a pris la parole lundi. L’avocat de l’ancien président ivoirien est revenu pour France 24 sur son argumentaire.

Dans le procès de Laurent Gbagbo qui s’est ouvert jeudi devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, aux Pays-Bas, la parole a été donnée à la défense, lundi 1er février. Dans son argumentaire, Me Emmanuel Altit a alors affirmé qu’Alassane Ouattara s’était emparé du pouvoir "par la force" et avec le soutien présumé de la France.

>> À lire sur France 24 : "Procès Gbagbo: la défense accuse Ouattara d'avoir pris le pouvoir avec l'aide de la France"

Interrogé sur France 24, il est revenu sur cette ligne de défense. Pour lui, le rôle de la défense de Laurent Gbagbo dans son procès sera d’"expliquer la réalité". "Et naturellement, donner à voir la réalité c’est donner à voir l’implication française et l’implication personnelle du gouvernement Sarkozy", a-t-il affirmé.

À l'ouverture du procès jeudi, la procureure Fatou Bensouda avait accusé Laurent Gbagbo de s'être accroché au pouvoir "par tous les moyens" et d'avoir imaginé, puis mis en œuvre un plan commun impliquant l'attaque de civils par des forces gouvernementales et des milices.

>> À lire sur France 24 : "Procès Gbagbo : le camp de l'ancien président y croit encore"

Regrettant qu'aucun responsable du camp Ouattara ne soit poursuivi par la CPI, l'avocat de Laurent Gbagbo a accusé lundi le bureau du procureur de peindre "à grands traits un camp du bien et un camp du mal".

Néanmoins, la procureure avait également assuré qu’elle enquêterait dans les deux camps sur les violences commises. Mais ses propos n’ont pas convaincu l'avocat, qui confie à France 24 : "Il y a 3 ans, je demandais à la procureure quand elle allait enfin poursuivre ceux qui sont suspectés de crimes de masse et de crimes contre l’humanité, d’avoir commis ces crimes pendant des années notamment dans le nord du pays, qu’ils ont ravagé pendant plus de dix ans […] Trois ans après, rien n’a été fait. Les mêmes suspectés de violences sont au pouvoir à Abidjan, nous aimerions que la procureure agisse."
 

Première publication : 02/02/2016

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