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Afrique

Les Algériens binationaux écartés des hauts postes dans le projet de nouvelle Constitution

© Fayez Nureldine, AFP | Photo d'archive, montrant une session du parlement algérien.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/02/2016

Le parlement algérien va voter un projet de révision de la Constitution qui prévoit notamment d'interdire aux binationaux les hauts poste dans la fonction publique. Une mesure qui suscite la colère dans la communauté franco-algérienne.

Le Parlement algérien examine jeudi 4 février un projet de révision de la Constitution qui rétablit la limitation à deux du nombre de mandats du président de la République et prévoit notamment d'interdire aux binationaux les hauts postes dans la fonction publique. Une mesure qui provoque des remous dans la communauté franco-algérienne.

Le président Abdelaziz Bouteflika est à l'origine de ce toilettage de la Constitution, dans le but affirmé de "consolider la démocratie" algérienne.

Pas de débat, ni d'amendement

Réunies en Congrès, les deux chambres du Parlement, dominées par les partisans du Président, devraient adopter sans surprise dimanche le projet qui sera présenté jeudi par le Premier ministre Abdelmalek Sellal. Il n'y aura ni débat, ni nouvel amendement. "Le Front de Libération Nationale (FLN) [ancien parti unique] soutient avec force le projet de révision de la Constitution et va voter oui et ne renoncera jamais à son soutien au président Bouteflika", a ainsi annoncé mardi son secrétaire général Amar Saadani.

Le texte est en revanche critiqué par l'opposition, dont certains députés boycotteront le vote. "Cette initiative ne met pas l'Algérie au centre de ses préoccupations, mais seulement le régime politique en place, dont elle est destinée à protéger les intérêts et l'hégémonie", a dénoncé l'ancien Premier ministre Ali Benflis, adversaire malheureux de M. Bouteflika en 2014 et qui dirige le parti Avant-Gardes des Libertés. Et pour le Front des Forces Socialistes (FFS), "ce projet n'est qu'une continuité du feuilleton de la violence constituitionnelle exercée contre le peuple algérien".

La principale disposition du texte est le rétablissement de la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels. Sa suppression en 2008 avait permis à M. Bouteflika, élu en 1999 puis réélu en 2004, de pouvoir se présenter de nouveau aux présidentielles de 2009 et de 2014.

En présentant le projet début janvier, le chef de cabinet de M. Bouteflika, Ahmed Ouyahia, avait expliqué qu'en 2008 le chef de l'État avait répondu à un appel du peuple lui demandant de demeurer en poste.

En 2014, l'annonce d'une nouvelle candidature du chef de l'État avait donné lieu à des manifestations, notamment à l'initiative du mouvement Barakat ("Ça suffit"). Il avait réclamé au Conseil constitutionnel une procédure d'empêchement de M. Bouteflika, affaibli par un AVC survenu en 2013, après sa prestation de serment.

Controverse sur les binationaux

Mais c'est un autre point qui suscite le plus la controverse : le projet est l'interdiction faite aux Algériens ayant une autre nationalité d'accéder "aux hautes responsabilités de l'État et aux fonctions politiques".

Cette mesure soulève la colère des binationaux qui se comptent par centaines de milliers, notamment en France où l'émigration algérienne n'est plus seulement composée d'ouvriers, mais aussi de cadres de hauts niveaux et d'universitaire. Ils sont ainsi privés d'aspirer à l'exercice de "hautes fonctions" dans leur pays d'origine pour présomption de liens avec des puissances étrangères.

Une douzaine d'associations d'Algériens établis en France ont dénoncé le projet "excluant une partie du peuple" et demandé le retrait d'une dispostion jugée "injuste" et "discriminatoire". Un appel à manifester samedi devant l'ambassade d'Algérie à Paris a été lancé.

Cette révision de la Constitution intervient quelques jours après la dissolution par le président Bouteflika du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS), considéré comme un "État dans l'État". Il est remplacé par de nouvelles structures directement placées sous l'autorité de la Présidence, qui s'affirme ainsi comme le centre névralgique du pouvoir.

Avec AFP

Première publication : 03/02/2016

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