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Virus Zika : le Brésil refuse de céder à la panique à six mois des JO de Rio

© Vanderlei Almeida, AFP | Mario Andrada, porte-parole du Comité d'organisation Rio-2016.

Texte par Yann BUXEDA

Dernière modification : 03/02/2016

Le virus Zika, qui a déjà touché 1,5 million de personnes au Brésil, menace la bonne tenue des JO de Rio 2016. Le pays, principal foyer de contamination en Amérique latine, peine à endiguer l’épidémie mais refuse de céder à la panique.

À six mois du lancement des Jeux Olympiques de Rio 2016, l’inquiétude née de la propagation fulgurante du virus Zika sur le continent américain est grandissante. Depuis le mois d’avril 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que plus d’un million et demi de Brésiliens ont contracté le virus, qui se propage depuis à toute l’Amérique latine et pourrait toucher jusqu’à quatre millions de personnes.

>> À lire aussi sur France 24 : "Une délégation de réfugiés participera aux JO-2016 à Rio"

Malgré ces prévisions alarmantes, les autorités brésiliennes se sont voulues rassurantes, ces derniers jours. Interrogé mardi 2 février sur l’ampleur du phénomène, le porte parole des JO Mario Andrada a reconnu que la situation "inquiète Rio-2016, l'OMS et tout le monde", mais que le Brésil était "sûr de gagner cette bataille", et que le Zika "n'affectera pas les Jeux", qui se tiendront à Rio de Janeiro du 5 au 21 août 2016.

Une déclaration qui emboite directement le pas à celle, la semaine passée, de la présidente brésilienne Dilma Rousseff. " Nous allons démontrer que le peuple brésilien est capable de gagner cette guerre", a promis la présidente du géant latino-américain, vendredi 29 janvier, au sortir d’une réunion avec plusieurs ministres de la cellule chargée de coordonner les actions de lutte contre la dengue, le chikungunya et le Zika.

Sans surprise, même son de cloche en provenance du directeur des services médicaux du comité Rio-2016, Joao Grangeiro, qui a estimé que le calendrier plaidait en faveur d’un ralentissement de la propagation du Zika. "En août (l’hiver dans l’hémisphère sud, NDLR), le nombre de moustiques tombe drastiquement et le nombre des cas de Zika suivra cette chute", a expliqué Joao Grangeiro.

L’armée mobilisée

Si les autorités brésiliennes se veulent rassurantes, la propagation du virus semble toutefois loin d’être maîtrisée sur le continent américain. "L'étendue géographique des espèces de moustiques qui peuvent transmettre le virus, l'absence de vaccin et de tests fiables, ainsi que le manque d'immunité de la population dans les pays nouvellement touchés [...] constituent des causes supplémentaires d'inquiétude", avait estimé la directrice de l'OMS Margaret Chan, lundi 1er février.

Au Brésil, les pouvoirs publics ont d’ailleurs musclé leur dispositif de prévention. Dans les prochaine semaines, 220 000 militaires seront mobilisés afin d’informer la population en faisant du porte à porte chez les habitants. Ils auront pour mission de prodiguer des conseils sur l’éradication et la suppression des foyers dans lesquels le moustique porteur du Zika prolifère, notamment les eaux stagnantes des régions humides.

Par ailleurs, le ministère de la Santé brésilien a annoncé qu’il allait distribuer gratuitement des protections anti-moustique à plus de 400 000 femmes enceintes parmi celles qui sont inscrites à des programmes sociaux gouvernementaux.

Des mesures qui s’accompagnent également de messages de prévention, notamment à l’endroit des femmes enceintes, populations particulièrement exposées aux conséquences potentiellement dramatiques de la contraction du virus. "Le risque, je dirais grave, est pour les femmes enceintes", a expliqué le chef de cabinet du gouvernement, Jaques Wagner. "Et donc, il n'est évidemment pas recommandé (de se rendre au Brésil, NDLR) parce qu'on ne va pas prendre de risques", a-t-il ajouté.

Une menace " de portée mondiale"

Le virus Zika se propage par l’intermédiaire du moustique Aedes aegypti, un insecte également potentiellement porteur de la dengue, du chikungunya, et de la fièvre jaune. Selon l’OMS, il y aurait une très probable causalité entre la propagation du Zika et l’explosion de cas de microcéphalie au Brésil. Ce trouble du développement touche les nourrissions, entraînant des retards mentaux provoqués par des malformations crâniennes.

Plus de 3 400 cas probables de ce syndrome sont en cours d’examen au Brésil, tandis que près de 400 ont déjà été avérés depuis octobre 2015. Une proportion en forte hausse, puisque 147 cas de cette maladie congénitale avaient été détectés sur l’ensemble de l’année 2014.

Le Zika, détecté pour la toute première fois en Ouganda en 1947, menace de s’étendre à plusieurs régions de la planète, au-delà de l’Amérique latine. Des cas ont été rapportés aux États-Unis, en Europe, en Thaïlande, en Australie ou encore au Cap-Vert. Une propagation qui concerne 35 pays au 3 février, et qui a poussé l’OMS à qualifier l’épidémie d’"urgence de santé publique de portée mondiale".

Avec AFP
 

Première publication : 03/02/2016

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