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WikiLeaks : Julian Assange va-t-il quitter l'ambassade d'Équateur après l'avis de l'ONU ?

© John Stillwell, AFP | Visé par un mandat d'arrêt européen, Julian Assange refuse de se rendre en Suède par crainte d'être extradé vers les États-Unis.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/02/2016

Retranché dans l’ambassade d’Équateur à Londres depuis juin 2012, le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, attend la décision officielle de l'ONU sur sa "détention illégale" pour demander la restitution de son passeport.

Julian Assange sera officiellement fixé sur son sort ce vendredi 5 février. Reclus dans l'ambassade d'Équateur à Londres depuis près de quatre ans, le fondateur de WikiLeaks a vu sa situation considérée comme une forme de détention arbitraire par une commission d'enquête de l'ONU dont les conclusions ont été dévoilées hier. La décision du groupe de travail de l'organisation internationale doit être annoncée officiellement dans la journée.

>> À lire sur France 24 : "Le cas Assange, une affaire qui ne met personne d'accord"

Visé par un mandat européen, le fondateur du site WikiLeaks avait annoncé sur Twitter qu'il pourrait quitter l'ambassade équatorienne et se rendre aux autorités britanniques si l'ONU ne rendait pas un avis favorable suite à sa plainte pour détention illégale. "Si je devais toutefois l'emporter et que les États étaient reconnus coupables d'avoir illégalement agi à mon encontre, ajoutait-il, je réclamerai que mon passeport me soit immédiatement restitué et que cessent les procédures lancées à mon encontre."

L'Australien de 44 ans est accusé par une Suédoise d'un viol qui aurait été commis dans la région de Stockholm en août 2010.

Une arrestation illégale ?

Si la décision de l’ONU laisse peu de place au doute, une incertitude demeure quant au bénéfice que l'Australien pourrait tirer de l'avis du groupe de travail de l'ONU. Le parquet suédois et les autorités britanniques se sont ainsi empressés d'assurer que sa décision ne changeait rien à la situation de Julian Assange, qui risque toujours d'être arrêté s'il quitte son refuge.

Depuis ses débuts, cette affaire ultra-médiatisée s'est enlisée dans une série de complications juridiques et diplomatiques qui n'ont laissé aucune chance de connaître la vérité. Julian Assange clame son innocence, affirmant que les relations sexuelles étaient consenties, mais il s'est toujours dérobé aux convocations de la justice.

>> À lire sur France 24 : "Julian Assange, 'un trophée anti-américain' cloîtré depuis un an"

Personnage controversé, défenseur héroïque des libertés pour ses fans, égocentrique en mal d'attention pour ses détracteurs, l'activiste, âgé de 44 ans, refuse de se rendre en Suède de peur d'être extradé vers les États-Unis, où il pourrait se voir reprocher la publication par WikiLeaks en 2010 de 500 000 documents classés secret défense sur l'Irak et l'Afghanistan et 250 000 communications diplomatiques.

Le gouvernement britannique a lui assuré que du fait de ce mandat d'arrêt européen, il était "légalement obligé d'extrader Assange". "Monsieur Assange n'a jamais été détenu arbitrairement par le Royaume-Uni, il a délibérément évité une arrestation légale en choisissant de rester dans l'ambassade d'Équateur", a souligné un représentant.

À Washington, le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a déclaré que les suites que pourraient avoir l'avis de l'ONU "n'étaient pas claires". "Vous savez, il (Assange) doit faire face à de graves accusations en Suède et ce pays a demandé son extradition à la Grande-Bretagne. Ces deux pays devront régler cette situation", a-t-il dit.

"#FreeAssange"

L'Australien dit être la victime d'une chasse aux sorcières dirigée par les États-Unis. Pour son avocat belge, Christophe Marchand, le Royaume-Uni, tout comme la Suède, doit "respecter la décision du groupe de travail basée sur la convention de l'ONU sur les droits civils et politiques" et "avoir à cœur de libérer Assange".

Le groupe de piratage informatique des Anonymous a relayé sur les réseaux sociaux un appel à se rassembler devant l'ambassade équatorienne pour appeler à la libération du militant, avec le hashtag #FreeAssange.

L'Équateur, qui lui a accordé l'asile politique en août 2012, lui a garanti la poursuite d'un soutien sans faille.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 05/02/2016

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