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EUROPE

WikiLeaks : l'ONU appelle le Royaume-Uni à mettre fin à la détention d'Assange

© Niklas Halle'n, AFP | Manifestation en soutien à Julian Assange devant l'ambassade d'Équateur à Londres, le 4 février 2015.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/02/2016

L'ONU a annoncé officiellement, vendredi, que Julian Assange était "détenu arbitrairement" à l'ambassade d'Équateur à Londres depuis 2012. Le comité a également demandé aux autorités britanniques et suédoises d'indemniser le fondateur de WikiLeaks.

La fin de quatre ans de réclusion à l'ambassade d'Équateur à Londres pour Julian Assange ? Une commission d'enquête de l'ONU a conclu, vendredi 5 février, que le fondateur de WikiLeaks était "arbitrairement détenu" et devait pouvoir se déplacer librement sans risquer une arrestation.

Les experts onusiens ont ajouté que la Suède et la Grande-Bretagne devaient, en outre, indemniser Julian Assange pour le temps perdu pendant lequel il n'a pas pu quitter l'ambassade sous peine d'être extradé vers la Suède. 

>> À lire sur France 24 : "Le cas Assange, une affaire qui ne met personne d'accord"

Stockholm accuse depuis 2010 le fondateur de WikiLeaks d'agressions sexuelles contre deux femmes. Julian Assange a toujours contesté les faits et soupçonne la Suède d'avoir agi en concertation avec Washington. L'activiste refuse de se rendre en Suède de peur d'être extradé ensuite vers les États-Unis, où il pourrait se voir reprocher la publication par WikiLeaks, en 2010, de 500 000 documents classés secret défense sur l'Irak et l'Afghanistan et 250 000 communications diplomatiques.

L'Australien estime que la décision de l'ONU lui donne enfin raison dans son combat contre les deux gouvernements et compte en profiter pour quitter l'ambassade d'Équateur au plus vite.

Valeur symbolique forte

Mais l'avis onusien n'a pas forcément de valeur contraignante. Le parquet suédois et les autorités britanniques se sont ainsi empressés d'assurer que la décision ne changeait rien à la situation de Julian Assange, qui risque toujours d'être arrêté s'il quitte son refuge.

"Il est impensable que le gouvernement du Royaume-Uni et celui de la Suède ne se sentent pas contraints par cette décision, ce serait une attaque fondamentale contre les Nations unies", a rétorqué Kristin Hrafnsson, le porte-parole de WikiLeaks, interrogé par France Inter. Il estime qu'à défaut d'être juridiquement contraignant, l'avis des experts a une valeur symbolique forte. Il craint que "tout pays avec un bilan questionnable sur les droits de l'Homme" pourrait se référer au refus de deux États démocratiques pour ignorer les décisions de l'ONU.

Mots durs pour François Hollande

De son côté, Julian Assange compte bien rapidement mettre Londres et Stockholm à l'épreuve. Il a annoncé sur France Inter, vendredi matin, que sa première demande serait de réclamer son passeport".

>> À lire sur France 24 : "Julian Assange, 'un trophée anti-américain' cloîtré depuis un an"

Le fondateur de Wikileaks a également eu des mots durs pour François Hollande avec qui "[il] avai[t] des contacts directs". Il a déclaré que le président français s'était "montré faible" en rejetant sa demande d'asile politique en juillet 2015. Selon Julian Assange, le chef d'État a cédé à une sorte de chantage américain. "La fourniture additionnelle d’informations par les États-Unis est apparu plus importante à François Hollande que mon cas personnel ou que la souveraineté de son pays", a résumé le lanceur d'alerte australien. Le refus français l'a d'autant plus affecté que "mes enfants et leur mère vivent en France", a indiqué Julian Assange.

 Avec AFP et Reuters

Première publication : 05/02/2016

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