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FRANCE

Attentat rue des Rosiers : la Jordanie refuse d'extrader deux suspects vers la France

© Jacques Demarthon, AFP | Le jour de l'attentat, rue des Rosiers, à Paris, le 9 août 1982

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/02/2016

La justice jordanienne a rejeté l'extradition vers la France de deux suspects installés en Jordanie, dont le cerveau présumé de l'attentat de la rue des Rosiers, à Paris, qui avait fait six morts en 1982.

Près de 34 ans après les faits, les suspects ne comparaîtront pas devant la justice française. La Jordanie a rejeté l'extradition vers la France de deux suspects installés sur son sol, dont le cerveau présumé de l'attentat contre un restaurant juif de la rue des Rosiers, à Paris, qui avait fait six morts en 1982.

La justice française avait émis en 2015 quatre mandats d'arrêts internationaux contre des membres présumés du commando qui avait semé la terreur dans cette rue du Marais, au cœur de Paris.

L'un d'eux visait le Jordanien d'origine palestinienne Souhair Mouhamed Hassan Khalid al-Abassi, alias "Amjad Atta", présenté comme le cerveau de cette attaque.

L'homme aujourd'hui âgé de 62 ans vit depuis des années en Jordanie où il travaillait comme employé dans la construction. L’homme a été arrêté le 1er juin 2015 à Zarqa, une ville située à une trentaine de kilomètres de la capitale jordanienne, puis libéré sous caution quelques jours plus tard : l’accord d’extradition entre Paris et Amman, signé en 2011, n’est entré en vigueur qu’en juillet 2015, a expliqué à l'AFP une source judiciaire sous couvert de l'anonymat.

Le rejet de l'extradition de M. Abassi a ainsi été décidé le 29 octobre 2015, selon cette même source judiciaire.

La Jordanie ne remettra pas non plus le deuxième suspect jordanien réclamé par la France, Nizar Tawfiq Mussa Hamada, 54 ans, "en raison du dépassement du délai de prescription" pour les faits qui lui sont reprochés, a précisé la justice jordanienne dans une décision dont l'AFP a obtenu une copie.

L'avocate du suspect, Nour al-Iman, a affirmé à l'AFP que la cour avait également jugé que la demande d'extradition formulée par Paris ne comprenait pas suffisamment de pièces à conviction pour permettre un éventuel procès en Jordanie.

Une décision attendue

"Je suis consterné. On attendait des autorités jordaniennes un message fort dans la lutte antiterroriste. C'est une décision de politique interne pour ménager la paix sociale en Jordanie. On espère vivement que les autorités françaises continueront leurs efforts pour que les suspects puissent comparaître devant la justice", a déclaré à l'AFP David Père, avocat de l'Association française des victimes du terrorisme, partie civile dans le dossier.

De source judiciaire française, on se dit "pas surpris par cette décision jordanienne qui était attendue", la Jordanie n'acceptant que très rarement d'extrader ses citoyens vers d'autres pays.

Si aucun des suspects n'était remis à la France, la justice française pourrait décider de juger les suspects par contumace.

En plus des deux Jordaniens, la justice française recherche deux autres membres présumés du commando, Mahmoud Khader Abed Adra, alias "Hicham Harb", 59 ans, qui vit aujourd'hui en Cisjordanie et Walid Abdulrahman Abou Zayed, alias "Souhail Othman", 56 ans, qui vit en Norvège.

L'attentat de la rue des Rosiers avait été attribué à un groupe palestinien Abou Nidal, dissident de l'Organisation de libération de la Palestine du défunt leader Yasser Arafat, le Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR).

Le 9 août 1982 à la mi-journée, une grenade avait été jetée dans le restaurant casher de Jo Goldenberg à Paris. L'engin avait explosé au milieu d'une cinquantaine de clients. Deux tueurs étaient ensuite entrés, ouvrant le feu.

Composé de trois à cinq hommes armés, le commando avait ensuite remonté la rue, vidant en direction des passants les chargeurs de leurs pistolets-mitrailleurs. Six personnes avaient été tuées, 22 autres blessées.

Avec AFP

Première publication : 10/02/2016

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