Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

Mode masculine été 2017 part 1

En savoir plus

#ActuElles

Femmes artistes : sortir des oubliettes de l'Histoire

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Quatuor Modigliani : quatre garçons dans les cordes

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

Loi travail : le récit d'un revirement

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : atteints d'une hépatite C, des Occidentaux partent se faire soigner en Inde

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Guerre civile au Guatemala : une justice impossible ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses des palaces parisiens

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Économie britannique : George Osborne tente de rassurer

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"En fait, on ne voulait pas vraiment dire 'partir'"

En savoir plus

FRANCE

Dounia Bouzar renonce à sa mission sur la déradicalisation des jeunes

© Martin Bureau, AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/02/2016

Pour protester contre l'extension de la déchéance de nationalité, le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam (CPDSI), dirigé par l'anthropologue Dounia Bouzar, refuse de renouveler son contrat avec le gouvernement.

Dounia Bouzar met fin à sa mission sur la déradicalisation. Jeudi 11 février, le Centre de prévention qu'elle dirige pour lutter contre les dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI) a refusé de renouveler son marché avec l'État, a déclaré la médiatique anthropologue du fait religieux. Le CPDSI justifie sa décision par son désaccord avec  le projet de loi sur la déchéance de nationalité.

En prenant position face au gouvernement, l’association fait donc l’impasse sur un budget de 595 300 euros pour la nouvelle année, et annnonce sa probable dissolution. Le relais sera assumé par des "associations et des professionnels de terrain reliés aux préfectures", peut-on lire dans le communiqué du centre.

>> À lire sur France 24 : '"La vie après Daesh", ou le difficile travail de désembrigadement jihadiste"

Le projet sur "la déchéance de nationalité crée un contexte politique défavorable à l'entreprise pédagogique et scientifique pour prévenir la radicalisation", affirme le CPDSI. "Faire croire aux Français que la déchéance de nationalité sera un symbole pour lutter contre Daech [Organisation État islamique] est une réponse déconnectée de la réalité. Cette posture va plonger la France dans un retard en matière de prévention contre le processus de radicalisation de nos jeunes", estime encore l’association.

"Va-t-on recommencer à relier l'origine ethnique des individus au processus de radicalisation ?", questionne le CPDSI, rappelant que "c'est pour lutter contre l'amalgame entre musulmans et radicaux" que le Centre avait été conçu et que son travail se basait sur "des comportements de rupture et non pas sur la pratique ou l'apparence religieuse".

>> À lire sur france 24 : "Le gouvernement lance un site pour contrer la propagande jihadiste"

En avril 2015, l’association (créée en 2014) avait été missionnée par le ministère de l’intérieur - pour une durée d'un an renouvelable - afin d'intervenir auprès de familles en détresse ayant appelé le numéro vert de l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat).

Depuis son lancement, ce numéro vert d'assistance a reçu plus de 4 300 "signalements pertinents" de jeunes dont le comportement inquiète les proches. Quelque 1 500 jeunes sont "suivis en prévention" et 600 familles accompagnées par des structures associatives, selon des données publiées début janvier.

Dounia Bouzar affirme aller de l'avant et indique qu'elle va reprendre "ses recherches avec les familles au sein des réalités de terrain" et "construire une école de déradicalisation".

Avec AFP

Première publication : 12/02/2016

  • FRANCE

    Révision constitutionelle : les députés votent la déchéance de nationalité à une courte majorité

    En savoir plus

  • FRANCE

    Déchéance de nationalité : quand les députés évoquent Vichy

    En savoir plus

  • FRANCE

    Manuel Valls devant les députés : "La déchéance de nationalité s'appliquera à tous"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)