Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Teddy Riner : "Je suis allé chercher ma deuxième médaille d’or avec les tripes"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Rio c'est parti, Lille c'est fini !

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Mort d'Adama Traore : la troisième autopsie n'aura pas lieu

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Burkini : le Conseil d'état tranche, le débat politique continue

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

L'offensive turque en Syrie - Arrêté anti-burkini suspendu

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Les secrets de l'Hôtel des Invalides

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Fiscalité, épargne, travail : les promesses économiques du candidat Sarkozy

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Le patriotisme économique prôné par Montebourg peut-il fonctionner ?

En savoir plus

FOCUS

Présidentielle au Gabon : bataille électorale à Port-Gentil

En savoir plus

Moyen-Orient

L'EI a déjà utilisé des armes chimiques en Syrie et en Irak, selon la CIA

© Molly Riley, AFP | Le directeur de la CIA, John Brennan, le 9 février 2016.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/02/2016

Selon le directeur de la CIA, l'organisation de l'État islamique a utilisé à plusieurs reprises des armes chimiques et peut fabriquer des petites quantités de chlorine et de gaz moutarde.

Selon le directeur de la CIA John Brennan, l'organisation de l'État islamique (EI) a déjà utilisé à plusieurs reprises des armes chimiques sur le champ de bataille en Syrie et en Irak, et est en mesure de fabriquer des petites quantités de chlorine et de gaz moutarde.

"Il y a un certain nombre de fois où le groupe État islamique a utilisé des armes chimiques sur le champ de bataille", a-t-il dit ainsi déclaré dans un entretien à la chaîne CBS, qui en a diffusé des extraits jeudi 11 février. "La CIA pense que l'EI a la capacité de fabriquer des petites quantités de chlorine et de gaz moutarde", a-t-il également indiqué.

Interrogé sur la capacité des jihadistes à exporter ces agents chimiques pour une utilisation hors d'Irak ou de Syrie, John Brennan a répondu qu'il était possible que cela arrive. "C'est pour cela qu'il est si important de couper les diverses routes de transport et de contrebande que (les jihadistes) ont utilisées", a-t-il souligné.

Des accusations d'usage d'armes chimiques par l'EI depuis la mi-août

Mardi, le coordonnateur du renseignement américain James Clapper avait affirmé que l'EI avait "utilisé des produits chimiques toxiques en Irak et en Syrie", dont le gaz moutarde. Il avait expliqué que c'était la première fois qu'un groupe extrémiste avait produit et utilisé un agent chimique dans une attaque depuis un attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo, en 1995.

Mi-août, un responsable américain avait déjà indiqué, sous couvert de l'anonymat, que l'administration américaine jugeait "plausible" l'utilisation de gaz moutarde par l'organisation jihadiste.

Ces déclarations étaient survenues quelques jours après une attaque de l'EI le 11 août, dans les environs de Makhmour, dans le nord de l'Irak, où l'utilisation d'armes chimiques par les jihadistes avait été signalée par plusieurs sources. En octobre, le gouvernement du Kurdistan autonome irakien avait indiqué que les tests sanguins chez des combattants peshmergas engagés dans l'épisode de Makhmour avaient bien montré la présence "de traces de gaz moutarde". Le gaz moutarde est un gaz asphyxiant utilisé pour la première fois par les Allemands à Ypres, en Belgique, en 1917.

Le commandement militaire américain au Moyen-Orient, le Centcom, a en revanche refusé jusqu'à maintenant de confirmer la présence de gaz moutarde à Makhmour. Un de ses porte-paroles avait indiqué mi-août que des analyses devaient être faites sur des fragments collectés sur le terrain, mais le résultat de ces analyses n'a jamais été communiqué.

L'utilisation possible d'agents chimiques par l'EI a également été rapportée par des sources locales le 21 août à Marea, principal bastion des rebelles dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie.

Le régime de Bachar Al-Assad a également employé des armes chimiques, selon de multiples témoignages. Les Occidentaux et l'opposition syrienne l'en avaient accusé en août 2013. Quelques semaines plus tard, la Syrie, sous la pression internationale, avait admis détenir plus de 1 000 tonnes d'armes chimiques et accepté leur destruction. L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui a supervisé la destruction de ces stocks d'armes, a annoncé début janvier que l'arsenal déclaré par Damas avait été détruit en totalité.

Depuis le début du conflit syrien, les camps en présence ont été accusés à plusieurs reprises d'avoir eu recours à des armes chimiques, interdites par la législation internationale.

L'OIAC fait état depuis des mois du recours persistant - sans se prononcer sur les responsables - au gaz sarin, au gaz moutarde ou au chlore dans les combats qui ravagent la Syrie depuis cinq ans, qui ont fait plus de 260 000 morts.

Avec AFP

Première publication : 12/02/2016

  • Irak

    L'EI soupçonné d'utiliser des armes chimiques au Kurdistan irakien

    En savoir plus

  • IRAK

    Les Kurdes accusent l'EI d'utiliser du chlore comme arme chimique

    En savoir plus

  • ONU

    Armes chimiques en Syrie : une nouvelle enquête, mais à quelle fin ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)