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EUROPE

Les agriculteurs manifestent leur colère à Athènes, heurts avec la police

© Louisa Gouliamaki, AFP | Des agriculteurs, accompagné de prêtres, arrivent devant le Parlement grec à Athènes le 12 février dernier.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/02/2016

Des milliers d'agriculteurs ont manifesté leur colère vendredi à Athènes, parfois violemment. En cause : la réforme des retraites exigée par les créanciers de la Grèce, contestée dans tout le pays et qui leur est particulièrement défavorable.

Ils sont venus par milliers crier leur colère. Les agriculteurs et fermiers grecs ont manifesté vendredi 12 février à Athènes, contre la réforme des retraites exigée par les créanciers de la Grèce, qui fâche tout le pays et leur est particulièrement défavorable. Certains se sont violemment opposés à la police.

Quelque 10 000 personnes, fermiers mais aussi syndicalistes, se sont réunies en fin d'après-midi, face au Parlement, sur la place Syntagma, agitant des drapeaux grecs, avec à leur tête une vingtaine de tracteurs qui klaxonnaient, dans une ambiance plutôt bon enfant.

Ils ont allumé un feu de joie, assurant pour certains avoir apporté des tentes dans l'intention de s'installer.  "Nous voulons manifester pacifiquement", a assuré à l'AFP Christos Georgakopoulos, 42 ans, un vigneron de Nemea dans le Péloponnèse (sud). "Nous manifestons contre la réforme des retraites et nous voulons être imposés équitablement".

Traditionnellement épargnés par le fisc, les agriculteurs grecs, sont en colère car le gouvernement veut augmenter drastiquement leurs cotisations sociales, dans le cadre d'une vaste réforme du système de retraites qui a mis dans la rue toutes les corporations du pays, y compris les avocats ou les commerçants, ces dernières semaines. Ils rejettent aussi le projet du gouvernement de doubler d'ici à 2017 leur taux d'imposition, particulièrement faible à 13 % actuellement, et de leur enlever certains avantages comme des prix préférentiels sur le carburant.

Outre les réformes exigées, dans le cadre du nouveau plan d'aide de 86 milliards d'euros accepté en juillet par le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras, les agriculteurs grecs se plaignent aussi de devoir vendre leurs produits peu cher, mais au profit des intermédiaires.

Depuis la mi-janvier, ils ont organisé des dizaines de blocages sur les routes avec leurs tracteurs, notamment vers la Bulgarie et la Turquie. Ils menacent à présent de bloquer les ports et les aéroports.

Heurts avec la police

Alors que plusieurs centaines de manifestants restaient sur la place vers 20 heures GMT, décidés à y passer la nuit, plus tôt dans la journée, quelque 2 000 agriculteurs, fraîchement débarqués du ferry depuis la Crète, et la plupart munis de la cannes en bois typiques de l'île, avaient créé des incidents devant le ministère de l'Agriculture.

Ils ont lancé sur les forces de police divers objets, dont des tomates, ont brisé des vitres du ministère et mis le feu à des poubelles. La police, dont 10 membres ont été blessés - deux ont été hospitalisés - leur a répondu avec des gaz lacrymogènes. Quatre manifestants ont été arrêtés.

"Le premier étage a été endommagé, c'est une chance que le personnel n'ait pas été blessé", a déclaré le ministre de l'Agriculture Evangelos Apostolou, appelant les leaders du mouvement à contenir leurs éléments les plus "extrêmes".

Le vice-ministre de l'Intérieur Nikos Toskas a estimé de son côté qu'il y avait "des éléments d'extrême-droite" dans un autre groupe venu du Péloponnèse et arrêté sur l'autoroute par la police alors qu'il tentait de forcer le barrage de police avec des dizaines de tracteurs.

La police a tiré des gaz lacrymogènes après qu'un des manifestants eut brisé le pare-brise d'un véhicule de police.

Cette semaine, Alexis Tsipras a affirmé que le gouvernement était "ouvert à un dialogue honnête et approfondi" avec eux.

Avec AFP

Première publication : 13/02/2016

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