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Présidentielle en Centrafrique : duel serré entre un banquier et un universitaire

© Sia Kambou, Issouf Sanogo, AFP | Anicet-Georges Dologuélé (gauche) et Faustin-Archange Touadéra, candidats au second tour de la présidentielle centrafricaine, le 14 février 2016.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/02/2016

Anicet-Georges Dologuélé et Faustin-Archange Touadéra, les candidats au second tour de l'élection présidentielle dimanche 14 février en République centrafricaine, ont plus d’un point commun. Portraits croisés.

Les deux hommes ont achevé leur campagne vendredi en promettant de mettre fin à plusieurs années de violences ethniques et religieuses. Un défi de taille en Centrafrique. Mais Anicet-Georges Dologuélé et Faustin-Archange Touadéra, candidats au second tour de l’élection présidentielle le 14 février, savent dans quoi ils s’engagent. Âgés de 58 ans, ces deux anciens Premiers ministres, à la commune réputation de besogneux discrets, ont l’expérience que requiert la fonction.

Dologuélé, le "Monsieur propre" de l’économie

Candidat pour la première fois à des élections, Anicet-Georges Dologuélé est arrivé en tête le 30 décembre 2015, à l'issue du premier tour, avec 23,78 % des voix, bénéficiant notamment du soutien de poids du Kwa Na Kna (KNK), le parti de l'ex-président François Bozizé, lui-même interdit de scrutin. 

>> Sur France 24 : En Centrafrique, des élections historiques dans le calme et la ferveur

Il est sans doute le plus connu des deux en Centrafrique, comme à l'étranger. Ses détracteurs lui reprochent d'ailleurs avoir, ces dernières années, passé plus de temps à Paris qu'à Bangui. Mais cet économiste de formation doit avant tout sa bonne réputation à l'image de "M. Propre" qu'il s'est forgée par sa gestion rigoureuse des affaires lorsqu'il était Premier ministre d'Ange-Félix Patassé, entre 1999 et 2001. Il avait alors engagé des travaux de réfection des édifices publics - notamment scolaires - sur fonds propres de l'État.

En 2001, il a quitté le gouvernement pour prendre la présidence de la Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC), où il est resté jusqu'en 2010. De retour au pays en 2013, il a fondé l'Union pour le renouveau centrafricain (URCA). Depuis longtemps persuadé que les crises qui secouent la Centrafrique viennent avant tout de l'"extrême pauvreté" de ses habitants, il a fait de l’économie son cheval de bataille. Ses priorités: rétablir la "sécurité" et la "justice" en Centrafrique, afin d'"attirer le secteur privé" et créer des emplois.

Faustin-Archange Touadéra, le "candidat du peuple"

À la surprise générale, Faustin-Archange Touadéra est arrivé second avec 19,42 % des voix. Dernier Premier ministre de Bozizé (2008-2013), il n'a toutefois pas bénéficié du soutien officiel du KNK. Il a en revanche les soutiens de 21 candidats sur les 30 en lice en décembre.

Ses très bons scores enregistrés dans les fiefs bozizistes qui lui ont valu le surnom de "candidat du peuple". Les fonctionnaires lui sont notamment reconnaissants d’avoir "bancarisé" leurs salaires après plusieurs décennies de retards de paiement et de primes impayées. Sur le plan politique, il a conduit le dialogue à Bangui qui a abouti, fin 2008, à plusieurs accords de paix entre le pouvoir et les rébellions.

D'un naturel effacé et modeste, il a la réputation d'être un "bosseur". D'ailleurs, durant sa primature, il n'a pas cessé d'enseigner. Professeur en mathématiques pures, diplômé de l'université de Lille 1 et de Yaoundé, il a été longtemps enseignant à l'École normale supérieure (ENS) de Bangui, avant de devenir recteur de l'université de Bangui en 2005.

Avec AFP

Première publication : 13/02/2016

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