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Amériques

Mort d'un juge conservateur de la Cour suprême américaine

© Mandel Ngan, AFP | Réputé pour son interprétation littérale de la Constitution, Antonin Scalia avait été nommé à la Cour suprême en 1986 par le président Reagan.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/02/2016

Un juge conservateur de la Cour suprême des États-Unis, Antonin Scalia, est mort. Son décès ouvre une bataille entre le président démocrate Barack Obama et le Congrès républicain pour lui trouver un successeur.

Antonin Scalia, juge conservateur de la Cour suprême des États-Unis est mort samedi 13 février à l'âge de 79 ans. Il était opposé à l'avortement et partisan de la peine de mort. Son décès déclenche une lutte entre le président démocrate Barack Obama et le Congrès républicain, pour lui trouver un successeur.

La disparition du juge Scalia, un catholique traditionaliste nommé il y a 30 ans par le président républicain de l'époque Ronald Reagan, a aussitôt pesé sur une campagne qui bat son plein pour l'élection présidentielle du 8 novembre, à moins d'un an du départ de M. Obama le 20 janvier 2017. "Son décès lance une course à la nomination, qui sera très férocement débattue", observe Gallagher Fenwick, correspondant de France 24 à Washington.

La plus haute instance judiciaire des États-Unis est un pilier des institutions américaines, avec l'exécutif et le Congrès, et se compose de neuf sages nommés à vie dont l'équilibre penche actuellement en faveur des conservateurs (cinq juges contre quatre considérés comme progressistes).

Qui nommera le prochain juge de la Cour suprême

Quelques heures après l'annonce par des responsables républicains de la mort, "dans son sommeil" au Texas, du juge Scalia, le président Obama a salué un "homme remarquable", un "juriste brillant" qui a "consacré sa vie à la pierre angulaire de notre démocratie, l'État de droit". Mais dans son allocution solennelle depuis son lieu de résidence en Californie, le président des États-Unis s'est engagé à "remplir ses responsabilités constitutionnelles" pour désigner un successeur au juge Scalia. "J'aurai tout mon temps pour le faire et le Sénat (pourra) remplir ses responsabilités en auditionnant comme il le faut cette personne et en votant à temps", a prévenu Barack Obama.

Le processus pour désigner et confirmer un nouveau juge risque d'être ardu à moins d'un an de la fin du mandat du président démocrate, face à un Congrès contrôlé par les républicains. Car c'est le président des États-Unis qui nomme à vie les neuf juges de la Cour suprême et il revient au Sénat de confirmer ces nominations.

Mais les républicains ne l'entendent pas ainsi. Lors d'un débat télévisé samedi soir, tous les candidats à l'investiture républicaine en vue de la présidentielle de novembre ont appelé le Sénat à bloquer toute nomination par Barack Obama d'un nouveau juge à la Cour suprême.

"Le remplaçant de Scalia aura une très forte influence"


"Déshonorer la Constitution"

Dès l'annonce du décès de M. Scalia, le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell avait averti qu'il reviendrait au prochain locataire de la Maison Blanche de désigner un remplaçant. À ses yeux, "le peuple américain doit avoir son mot à dire dans le choix du prochain juge de la Cour suprême" et "cette vacance ne doit pas être remplie avant que nous n'ayons un nouveau président". Selon Gallagher Fenwick, "même si Barack Obama propose un nom ou des noms, il est fort à parier, vu que le Sénat est à majorité républicaine, que le successeur de Scalia ne pourra être nommé avant la présidentielle".

Au contraire, son opposant au Sénat, le démocrate Harry Reid, a réclamé une nomination "tout de suite". Ce serait "sans précédent dans l'histoire récente de la Cour suprême d'avoir un siège vacant pendant un an", a insisté l'élu.

L'ex-Première dame et candidate démocrate à la présidentielle, Hillary Clinton, a accusé de son côté les républicains de "déshonorer la Constitution".

Antonin Scalia avait été nommé en 1986 par le président Reagan pour siéger à la plus haute instance judiciaire américaine. Il était réputé pour son interprétation littérale de la Constitution des États-Unis. Ce catholique traditionaliste d'origine italienne était le juge qui siégeait depuis le plus longtemps à la Cour suprême composée de neuf sages, dont quatre considérés comme des conservateurs (John Roberts, Antonin Scalia, Clarence Thomas et Samuel Alito). Un cinquième, le juge Anthony Kennedy, est aussi classé chez les conservateurs mais il prend parfois position aux côtés des quatre autres juges considérés comme progressistes.

Durant trois décennies, le juge Scalia a incarné à la Cour suprême les thèmes les plus chers de l'Amérique conservatrice, que ce soit en matière de famille, de religion, de patriotisme ou de maintien de l'ordre. Convaincu de la constitutionnalité de la peine de mort et défenseur de la détention d'armes individuelles, M. Scalia était ouvertement opposé à l'avortement, à l'union homosexuelle et à la discrimination positive.
 
Avec AFP

Première publication : 14/02/2016

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