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Afrique

Présidentielle en Centrafrique : duel entre anciens Premiers ministres

© Issouf Sanogo, AFP | Anicet-Georges Dologuélé (gauche) et Faustin-Archange Touadéra se font face lors d'un débat télévisé le 12 février 2016.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/02/2016

Au terme de trois ans de violences intercommunautaires, les Centrafricains votent pour élire le prochain président. Ils doivent départager Anicet-Georges Dologuélé et Faustin-Archange Touadéra, deux anciens Premiers ministres.

En Centrafrique, quelque deux millions d'électeurs sont appelés à voter dimanche 14 février pour choisir leur prochain président. Ils doivent départager les deux anciens Premiers ministres Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra. Le futur chef de l'État aura la lourde tâche de sortir le pays de trois ans de violences intercommunautaires.

>> À lire sur France 24 : Duel serré entre un banquier et un universitaire qui ne manquent pas de points communs

Les bureaux de vote ont ouvert vers 6 heures, heure locale dans certains bureaux, et le scrutin a débuté dans le calme. "C'est un choix crucial, le futur président va reconstruire notre pays, nous attendons beaucoup de lui", a déclaré à l'AFP Gaston, un habitant du quartier Lakouanga. Selon Anthony Fouchard, correspondant de France 24 à Bangui, "les files d'attente pour aller voter sont globalement conséquentes."

Un duel serré

Dans ce pays de 4,8 millions d'habitants, les électeurs, chrétiens comme musulmans, se sont massivement inscrits sur les listes électorales. Mais dans les rues de Bangui, rares sont ceux qui osent un pronostic pour dire lequel des deux finalistes, sur 30 candidats au départ, va l'emporter au second tour. Pour les deux technocrates aux promesses assez similaires, les priorités s'imposent d'elles-mêmes pour relever un pays ravagé par trois années de violences: sécurité, justice et relance de l'économie.

Le renversement du président François Bozizé, en mars 2013, par la rébellion à dominante musulmane Séléka de Michel Djotodia, avait précipité le pays dans un cycle de violences intercommunautaires qui a culminé fin 2013 par des massacres à grande échelle et le déplacement de centaines de milliers de personnes.

L'opération militaire française Sangaris, qui a chassé la Séléka du pouvoir, puis la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) tentent de ramener le calme dans ce pays, l'un des plus pauvres du monde.

M. Dologuélé, bien implanté dans le milieu des affaires, faisait figure de favori dès le premier tour le 30 décembre, lors duquel il a remporté 23,78 % des voix, surtout grâce au ralliement en sa faveur du parti KNK de M. Bozizé.

M. Touadéra (19,42 %), qui disposait de moins de moyens, a créé la surprise et est désormais considéré comme un très sérieux concurrent. Dernier Premier ministre de M. Bozizé, il a attiré une partie de la base électorale du KNK, en dépit des directives du parti.

"Les files d'attente pour aller voter sont globalement conséquentes."

Éviter un nouveau fiasco

L'autre enjeu majeur de ce scrutin sera le bon déroulement du nouveau premier tour pour les élections législatives, tenu en même temps que la présidentielle, mais dont les résultats ont été annulés en raison de trop nombreuses irrégularités.

La Cour constitutionnelle avait invalidé ce scrutin en janvier après avoir constaté de "nombreuses irrégularités" dans la quasi-totalité des 140 circonscriptions : absence de bulletins de vote, de listes électorales, de cartes d'électeurs, procès-verbaux de bureaux de vote inexploitables, fraudes...

Acheminer le matériel électoral (urnes, bulletins) dans les temps est parfois très compliqué dans ce vaste territoire aux routes quasiment inexistantes.

Pour éviter un nouveau fiasco, l'Autorité nationale des élections (ANE) a mis en place une formation de 48 heures pour les agents des bureaux de vote : comment établir des procès-verbaux, faire le décompte des voix, etc. Dans les bureaux où il y a eu le plus de problèmes, plusieurs centaines d'agents ont été remplacés par des enseignants, des cadres de la fonction publique ou des retraités sélectionnés, selon une source de la Minusca chargée de l'appui au processus électoral.

"Une fois que vous avez voté, ne restez pas autour des bureaux de vote pour créer une certaine tension. Rentrez chez vous, et évitez les fraudes, parce qu'il y a eu trop de fraudes et d'irrégularités au premier tour", a d'ailleurs demandé vendredi la présidente de transition, Catherine Samba Panza.

Le pays connaît, depuis plusieurs mois, une relative période d'accalmie et le premier tour s'est déroulé sans incident majeur. Par précaution, les frontières aériennes, terrestres et maritimes ont toutefois été fermées dimanche pour toute la journée, ainsi que les débits de boissons, bars, dancings et commerce. La Minusca, forte de 10 000 hommes, appuyée par les forces de Sangaris, reste mobilisée pour assurer la sécurité du vote et apporter une aide logistique.

Avec AFP

Première publication : 14/02/2016

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