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EUROPE

Cologne : les demandeurs d’asile syriens très minoritaires lors de violences du Nouvel An

© AFP | Seuls trois demandeurs d'asile syriens sont soupçonnés d'avoir participé aux violences du Nouvel An à Cologne

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 16/02/2016

Les chiffres officiels de la police de Cologne démontrent que les agressions sexuelles et violences qui se sont déroulées lors de la Saint Sylvestre n’ont que très rarement été le fait de demandeurs d’asile syriens.

La faute a été trop rapidement attribuée aux réfugiés syriens fraîchement débarqués en Allemagne. C’est ce que démontre les derniers chiffres de la police de Cologne, rendus publics mercredi 10 février, à propos des violences et agressions sexuelles de la nuit du Nouvel An aux abords de la gare centrale. Sur 59 dossiers qui ont donné lieu à des interpellations, deux seulement concernent des demandeurs d’asile syriens.

Les suspects sont issus en majorité des pays du Maghreb puisque 25 sont d’origine algérienne et 21 viennent du Maroc. Des personnes qui, d’après le quotidien "Die Welt", sont installées en Allemagne depuis un certain temps. Les policiers soupçonnent aussi trois Allemands, trois Tunisiens, un Irakien, un Monténegrin et un Afghan d’avoir participé aux agressions qui ont choqué toute l’Allemagne.

Durcir le discours à l'égard des réfugiés

Un attelage bien plus hétéroclite que celui dépeint par les médias dans les semaines qui ont suivi ces tragiques événéments. Sur la foi de témoignages de victimes et en l’absence de données précises fournies par les autorités, la thèse de violences commises par des réfugiés arrivés il y a peu en Allemagne a rapidement pris le dessus sur le reste. Les mouvements d’extrême droite et la frange la plus droitière de la CDU d’Angela Merkel se sont jetés sur cette théorie pour pousser la chancelière a durcir son discours à l’égard des réfugiés.

Pourtant, comme le rapportait France 24 dès la mi-janvier, cette version des faits ne correspond pas à la réalité décrite par les habitués de la vie nocturne à la gare centrale. Les réfugiés syriens “sont les plus en retrait, toujours polis et qui sont épuisés par leur voyage. Vous croyez vraiment qu’ils vont faire quelque chose qui risquerait de compromettre leur chance d’avoir des papiers pour rester ici ?”, affirmait à l’époque un responsable associatif qui se rend souvent à la gare de Cologne la nuit pour y aider les immigrés qui viennent d’arriver en ville.

Pas de crime organisé

Ces nouveaux chiffres soulignent également que sur 1054 plaintes déposées, la majorité ne concernent pas des violences sexuelles. Il y en a certes eu un nombre sans précédent (436 plaintes) qui se sont produits en moins de deux heures. Mais plus de 600 dossiers concernent des vols à la tire avec ou sans violences.

Le directeur de la police de Cologne Jürgen Mathies a, quant à lui, écarté la thèse de violences collectives préméditées. “Il n’y a pas d’indice qui laisserait supposer qu’il s’agit de criminalité organisée”, a-t-il assuré à la presse allemande, vendredi 12 février. Il souligne le rôle des réseaux sociaux qui ont permis à cette foule de se retrouver aux abords de la gare centrale. “D’après nos constatations, il y a eu certains internautes qui ont fait passer qu’ils allaient à Cologne car ‘c’est là qu’il y aura une grande fête’”, note ce haut fonctionnaire.

Mise en cause pour avoir d’abord minorer l’importance des exactions à la gare centrale cette nuit là, la police serait encore en train de faire son auto-critique, d’après Jürgen Mathies. “Nous avons encore beaucoup à faire pour que les habitants de Cologne se sentent à nouveau en sécurité”, a-t-il reconnu. Cependant, il a tenu à souligner le bon travail de ses troupes lors du carnaval. Cet évènement international organisé début février a fait office de test pour des forces de l’ordre discréditées. Plus de 800 policiers supplémentaires ont été mobilisés pour cet événément qui a donné lieu à deux fois plus d’interpellation que l'année précédente.

Première publication : 15/02/2016

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