Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Pour une Europe du peuple"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libération de Karim Wade : une décision dénoncée par des militants anti-corruption

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Condamnation de Moïse Katumbi : l'opposition dénonce un "harcèlement"

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses des palaces parisiens

En savoir plus

LE DÉBAT

Le Royaume-Uni quitte l'Union européenne, un pays et une Europe sous le choc

En savoir plus

TECH 24

Fintech : quand les startups font trembler la banque

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 2)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 1)

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Vincent Placé : « Refaire passer le chef de l’État par une primaire ne me paraît pas logique »

En savoir plus

FRANCE

Le Conseil de Paris vote le projet de regroupement de quatre mairies d'arrondissement

© Bertrand Guay, AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/02/2016

Le Conseil de Paris a adopté lundi le projet de réforme du statut de la capitale défendu par la maire Anne Hidalgo. Le texte vise notamment à fusionner les quatre arrondissements centraux et à récupérer des pouvoirs détenus jusqu'ici par l'État.

La capitale s’achemine vers un regrouprement des mairies de ses quatre premiers arrondissements. Le Conseil de Paris a en effet adopté lundi 15 février le projet de réforme du statut de Paris, défendu par la maire Anne Hidalgo, qui vise également à récupérer des pouvoirs détenus jusqu'ici par l'État.

L'opposition de droite, qui a voté contre, est vent debout contre la maire socialiste, qu'elle accuse de vouloir redécouper Paris dans l'urgence afin d'en faire une citadelle imprenable pour les prochaines municipales de 2020.

Pour être mis en œuvre, les trois "vœux" devront passer par l'adoption d'une loi dès cette année au Parlement.

Le projet vise à regrouper les conseils des quatre arrondissements centraux (1er, 2e, 3e et 4e), les moins peuplés, avec un seul maire à leur tête. Mais les codes postaux resteraient les mêmes.

Anne Hidalgo veut en outre que la Ville et le département ne fassent plus qu'un et que Paris recouvre des pouvoirs, notamment en matière de circulation, de pollution et de propreté, jusqu'ici détenus par le préfet de police.

Se défendant d'arrière-pensées électorales, la maire a mis en avant son souci de "rétablir l'égalité dans le rapport démocratique" entre les habitants des petits et des grands arrondissements. Le 1er arrondissement compte par exemple 17 000 habitants, quand il y en a 240 000 dans le 15e.

"C'est l'intérêt exclusif des Parisiens qui est en jeu. C'est pourquoi nous avons voulu exclure tout clivage partisan", a-t-elle affirmé devant le Conseil de Paris.

Dans le domaine de la sécurité, le projet ne remet pas en cause les prérogatives de la préfecture de police pour le maintien de l'ordre public et la police judiciaire, alors que l'opposition de droite voudrait créer une police municipale.

"Passage en force"

Mais Anne Hildalgo veut tout de même obtenir le transfert vers la mairie des agents de surveillance (ASP, les "Pervenches") pour "mettre en place une police du quotidien" habilitée notamment à lutter contre les incivilités.

La droite reproche à la maire socialiste de n'avoir fait aucune mention de cette réforme dans son programme électoral, puis de l'avoir préparée dans le plus grand secret et de vouloir aujourd'hui l'imposer dans la précipitation. "Rien ne justifie un tel passage en force", a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet, présidente du groupe Les Républicains (LR), qui a tenté, en vain, d'obtenir un report du débat.

"Vous prenant tout à la fois pour Napoléon III et le baron Haussmann, vous voulez refaire Paris à votre main", a lancé Jean-Pierre Lecoq, autre élu LR. "Nous sommes nombreux à penser que vous ne vous arrêterez pas aux quatre premiers arrondissements", a-t-il ajouté, laissant entendre que ce redécoupage global pourrait être initié par le Parlement.
D'autres scénarios de fusion ont été initialement imaginés par la Ville.

Au nom du groupe UDI-Modem, Marielle de Sarnez a estimé pour sa part qu'Anne Hidalgo passait à côté d'une "vraie réforme" qui verrait Paris se libérer plus complètement de la tutelle de l'État et son maire élu au suffrage universel direct.

Avec AFP

Première publication : 15/02/2016

  • FRANCE

    Plan anti-pollution : Anne Hidalgo rêve d’un Paris vert et propre

    En savoir plus

  • FRANCE

    Le Conseil de Paris rejette le projet de la tour Triangle

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)