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Economie

L'Arabie saoudite, la Russie, le Qatar et le Venezuela d'accord pour geler la production de pétrole

© Olya Morvan, AFP | Saleh al-Sada, le ministre de l'Énergie du Qatar, entre le ministre saoudien du Pétrole Ali al-Naimi et son homologue russe Alexander Novak.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/02/2016

Quatre des plus importants pays producteurs de pétrole, l'Arabie saoudite, le Qatar, la Russie et le Venezuela, se sont mis d'accord pour geler la production au niveau de celle de janvier afin de calmer les marchés.

C'est une rencontre hors norme. L'Arabie saoudite et la Russie, le deux premiers producteurs de brut au monde, ont discuté du prix du pétrole à Doha, en compagnie du ministre qatari de l'Énergie et de leur homologue venezuelien. Ensemble, ils ont décidé de geler la production d'or noir à son niveau de janvier, a annoncé mardi 16 février le représentant du Qatar.

"Nous pensons, tous les quatre, que le gel de la production à son niveau de janvier est approprié pour le marché", a déclaré le puissant ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmi.

"Début d'un processus"

Le Saoudien, dont le pays est le chef de file de l'Opep et qui a jusqu'ici exclu toute réduction de l'offre pour soutenir les prix, a ajouté que c'était "le début d'un processus". "Nous évaluerons dans les tout prochains mois pour décider si d'autres mesures sont nécessaires pour stabiliser le marché", a-t-il ajouté.

"Nous ne voulons pas d'importantes variations des prix, nous ne voulons pas réduire l'offre. Nous voulons répondre à la demande et stabiliser les prix" sur les marchés internationaux, a-t-il expliqué. À savoir si les prix bas du pétrole posaient un problème à l'Arabie saoudite, Ali al-Nouaïmi a répondu que ce n'était "pas un problème", bien que son pays soit confronté à un déficit budgétaire record.

De son côté, le ministre du Qatar a indiqué que son pays, qui assure la présidence de l'Opep, comptait prendre des contacts "intensifs" avec les producteurs membres et non-membres du cartel, soulignant que l'initiative était "destinée à stabiliser le marché, dans l'intérêt non seulement des producteurs et des exportateurs de brut, mais aussi de l'économie mondiale".

Rare rencontre entre Russes et Saoudiens

Il s'agissait d'une rare rencontre entre le Saoudien Ali al-Nouaïmi et le Russe Alexander Novak depuis que les prix du pétrole ont chuté pour perdre jusqu'à 70 % de leur valeur depuis la mi-2014.

Le royaume wahhabite, qui entendait avec les autres monarchies pétrolières du Golfe défendre des parts de marché face à l'essor du pétrole de schiste américain, exigeait la coopération des producteurs non membres de l'Opep, Russie en tête, pour envisager une réduction de l'offre et tenter de soutenir les prix.

La réunion pétrolière à Doha intervient alors que, parallèlement, de vives tensions opposent sur la crise syrienne la Russie, alliée du régime de Damas, et l'Arabie saoudite qui soutient des groupes armés hostiles au président Bachar Al-Assad.

Après l'annonce de l'accord de Doha, le cours du baril de Brent de la mer du Nord, la référence européenne du brut, ralentissait un peu la cadence : il s'échangeant dans la matinée à 34,20 dollars, en hausse de 81 cents par rapport à la clôture de lundi.

Avec AFP

Première publication : 16/02/2016

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