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Moyen-Orient

La Turquie veut lancer une opération au sol en Syrie avec ses alliés

© Bulent Kilic, AFP | Des chars turcs ont bombardé les environs de Kilic près de la frontière avec la Syrie, le 16 février 2016.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/02/2016

Ankara a demandé, mardi, à ses partenaires de coalition de prendre part à une opération au sol en Syrie, indispensable, selon Ankara, pour finir cette guerre, a indiqué un responsable turc.

La Turquie a demandé à ses partenaires de coalition, dont les États-Unis, de prendre part à une opération terrestre en Syrie, a déclaré mardi 16 février un général turc. Il est désormais "impossible" de terminer la guerre sans une telle opération au sol, a estimé ce responsable s'exprimant sous le sceau de l'anonymat à des journalistes à Istanbul. Et d'ajouter qu'Ankara ne lancera pas seul pareille opération.

"La Turquie ne lancera pas sa propre opération terrestre de façon unilatérale, a affirmé ce responsable lors d'un point de presse à Istanbul. Nous disons à nos partenaires de coalition qu'il faut une opération terrestre. Nous en discutons avec les alliés. S'il y a consensus, la Turquie en sera. Sans opération au sol, il est impossible d'en finir avec cette guerre", a-t-il poursuivi.

Aide de l’Arabie saoudite

Samedi, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu avait déjà déclaré que la Turquie et l'Arabie saoudite pouvaient mener une intervention terrestre contre l’EI en territoire syrien. Les deux pays font d'ailleurs partie de la même coalition internationale, dirigée par les États-Unis, qui mène des frappes aériennes contre l'EI en Syrie et en Irak.

L'Iran, allié de poids de Damas, a averti mardi que le déploiement de troupes saoudiennes violerait "le droit international".

L'EI mais aussi les milices kurdes

Jusqu'à présent, la coalition internationale dirigée par Washington mène seulement des frappes aériennes contre l'EI. Interrogé sur les cibles de cette éventuelle opération, le responsable turc a répondu: "tous les groupes terroristes en Syrie". Selon lui, ces groupes incluent le groupe État islamique (EI), maître de vastes régions en Syrie, les forces du régime et les milices kurdes.

Ces nouvelles déclarations de la Turquie devraient encore un peu plus envenimer ses relations avec la Russie, allié du régime de Damas, qui l'a accusée lundi de soutenir le "terrorisme international".

Le conflit syrien, qui a débuté en mars 2011 par des manifestations politiques dans le cadre du "printemps arabe", a fait environ 260 000 morts selon les Nations unies.

Avec Reuters et AFP
 

Première publication : 16/02/2016

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