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Afrique

Victime d'un viol collectif au Tchad, Zouhoura témoigne

© France 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/02/2016

Le 8 février, Zouhoura, Tchadienne de 16 ans, a été violée par cinq hommes qui ont filmé et posté leur crime sur les réseaux sociaux. Sur France 24, l'adolescente revient sur son agression, qui a provoqué une vague d'indignation au Tchad.

"Ils m’ont pris et ils m’ont emmenée dans un endroit inconnu. Là, ils ont commencé à me déshabiller et à me prendre en photo", raconte Zouhoura, baissant les yeux face à la caméra alors qu’elle se remémore ses agresseurs "en train de s’amuser et de rigoler", à ses dépens. Cette jeune tchadienne a été enlevée puis violée par cinq hommes, le 8 février.

Sommée de garder le silence par ses agresseurs, la jeune femme - fille d’un opposant politique tchadien, Mahamat Yesko Brahim - n’a pas cédé à la menace : elle a révélé l’agression à sa famille, dans un pays où l'omerta règne sur le sujet. "Ils m’avaient demandé de ne rien dire mais j’ai raconté à mes parents, je ne pouvais pas faire autrement", poursuit Zouhoura dans une interview accordée à France 24. Le jour même, la famille porte plainte mais l'affaire est étouffée.

Ce qui n'empêchera pas les agresseurs, en guise de représailles, de mettre en ligne une vidéo – retirée depuis – sur les réseaux sociaux, montrant la jeune fille nue et en larmes. Mais plutôt que de susciter l'indifférence, la vidéo a provoqué un tollé au Tchad. Lundi 15 février, des centaines de manifestants se sont rassemblés dans les rues de Ndjamena pour demander justice pour Zouhoura et toutes les victimes de violences sexuelles.

>> Sur les Observateurs : "Mobilisation au Tchad après la publication d’une vidéo de viol collectif"

Mais les manifestations ont dégénéré. Elles ont été violemment réprimées par la police anti-émeute et l'un des protestataires, un jeune homme de 17 ans, a été tué par balle par la police lors de la dispersion. Le procureur général a assuré que "les éléments des forces de l'ordre mis en cause dans l'affaire seront mis aux arrêts et traduits devant les tribunaux".

"Que justice soit faite"

Les agresseurs présumés ont, quant à eux, finalement été arrêtés et transférés devant le parquet de Ndjamena, mardi 16 février. Et ce qui n’était alors qu’un fait divers grave a viré à l’incident politique : selon la presse locale, deux d’entre eux seraient des fils de généraux tchadiens. Le procureur n’a cependant pas confirmé ces accusations.

"Dès que nous avons pris connaissance de ces images et sans qu'aucune plainte ne soit déposée à notre parquet, nous avons déclenché l'action publique en instruisant la police judiciaire pour mener des enquêtes (...). La police a pu interpeller et déférer au parquet les cinq violeurs et leur quatre complices", a annoncé à la presse le procureur général, Louapambe Mahouli Bruno.

Réagissant au viol de la jeune fille le jour des manifestations, le président tchadien, Idriss Déby Itno, avait dénoncé un acte "ignoble" et promis que les coupables seraient punis. "C'est en père de famille scandalisé que je réagis (...) à cet acte barbare, ignoble et innommable", a déclaré le chef de l'État dans un communiqué, promettant que "justice sera rendue". C’est la seule chose que souhaite désormais la jeune femme. "Je veux que justice soit faite et que cela ne se reproduise plus jamais", a déclaré Zouhoura à France 24.
 

Première publication : 17/02/2016

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