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Economie

États-Unis : un hôpital obligé de payer une rançon à des pirates informatiques

© iStock | Le ransomware est un virus qui oblige les victimes à payer pour recouvrir l’accès à leur ordinateur.

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 18/02/2016

Un hôpital de Los Angeles a versé 17 000 dollars à des pirates informatiques pour mettre un terme à une prise d’otage numérique. Pendant deux semaines, l'établissement avait été privé de ses ordinateurs.

Quarante bitcoins ou encore 17 000 dollars : c’est le montant de la rançon payée par un hôpital de Los Angeles pour redevenir maître de son système informatique, a annoncé l’établissement, mercredi 17 février.

Le personnel du Hollywood Presbyterian Medical Center était revenu à l’âge du papier et du stylo depuis deux semaines. Des pirates informatiques avaient installé le 5 février sur le parc informatique un logiciel malveillant, appelé ransomware, qui bloquait l’accès à toutes les données médicales numérisées. Seul moyen de libérer les ordinateurs : payer ces cyber-kidnappeurs. La police locale et le FBI, qui ont enquêté sur l’affaire, n’ont pas réussi à faire sauter ce verrou numérique.

Affecter les finances et la santé

"Le plus rapide et le plus efficace pour remettre notre système informatique et administratif en marche a été de payer", a reconnu Allen Stefanek, PDG de l’hôpital dans un communiqué publié jeudi 18 février. Il avait dans un premier temps été question d’une rançon astronomique de 9 000 bitcoins - soit 3,4 millions de dollars - mais le dirigeant de l’établissement a assuré que les pirates n’ont jamais demandé plus de 17 000 dollars.

La décision de céder aux exigences de cyber-criminels prouve que le temps commençait à être long pour la réputation de cette clinique d’East Hollywood. Allen Stefanek a certes tenu à souligner que cette prise d’otage numérique n’a en rien altéré la qualité des soins prodigués et qu’à sa connaissance "aucune donnée de patients n’a été compromise", mais l’hôpital avait de plus en plus de mal à gérer cette situation. Plus de 900 patients ont d'ailleurs dû être renvoyés vers d’autres établissements médicaux de la région.

Cet épisode est l’illustration la plus flagrante à ce jour des dommages que peut causer le ransomware. Bloquer le fonctionnement d’un hôpital - y compris du matériel de soin qui a besoin d’un accès au réseau pour fonctionner comme les systèmes de radiologie - peut affecter non seulement les finances de l’établissement mais aussi la santé des malades.

Des postes de police aussi

Les hôpitaux ne sont, cependant, ni les seuls ni les premiers à être dans le viseur de ces cyber-criminels. Deux postes de police aux États-Unis ont aussi dû payer en bitcoins des rançons - de 500 dollars et 750 dollars - afin de recupérer le contrôle de leurs ordinateurs en 2013 et 2014.

Mais les principales victimes des ransomwares demeurent les particuliers. Ces logiciels malveillants avaient connu une certaine popularité entre 2005 et 2006 avant de disparaître. Mais depuis 2013, ils vivent une deuxième jeunesse très lucratives puisque, dans son rapport 2016 sur la cyber-sécurité, le géant de l’informatique Cisco estime que ce type d’attaques a permis aux pirates informatiques de récupérer 34 millions de dollars par an. Le spécialiste russe de la sécurité informatique Kaspersky Lab a constaté, de son côté, que les ordinateurs de plus de 730 000 de ses clients dans le monde avaient reçu un ransomware.

 

Première publication : 18/02/2016

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