Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Teddy Riner : "Je suis allé chercher ma deuxième médaille d’or avec les tripes"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Rio c'est parti, Lille c'est fini !

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Mort d'Adama Traore : la troisième autopsie n'aura pas lieu

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Burkini : le Conseil d'état tranche, le débat politique continue

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

L'offensive turque en Syrie - Arrêté anti-burkini suspendu

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Les secrets de l'Hôtel des Invalides

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Fiscalité, épargne, travail : les promesses économiques du candidat Sarkozy

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Le patriotisme économique prôné par Montebourg peut-il fonctionner ?

En savoir plus

FOCUS

Présidentielle au Gabon : bataille électorale à Port-Gentil

En savoir plus

Economie

Le prix du super 95 augmente de 6 000 % au Venezuela

© Juan Barreto, AFP | Le prix du super 95 passe de 0.097 bolivars à 6 bolivars.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/02/2016

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a annoncé, jeudi, la plus forte augmentation des prix de l'essence depuis une vingtaine d'années. Une mesure très sensible dans ce pays pétrolier où le carburant est le moins cher du monde.

La crise plus forte qu'une règle vieille de 20 ans. Le Venezuela a annoncé, jeudi 17 février, une hausse spectaculaire du prix de l'essence à la pompe. Une première depuis le milieu des années 90. Une augmentation de 1 329 % pour l'essence "normale" et de 6 086 % pour le super 95 qui s'appliquera à partir du 19 février.

Malgré cette envolée des prix, le Venezuela demeure le pays où le carburant est le moins cher au monde. Le litre d'essence super coûte désormais 0,54 euros (6 bolivar) contre 0,008 euros (0,097 bolivar) auparavant.

Le souvenir du "Caracazo"

Reste que décider d'une telle hausse n'est pas sans risque pour le gouvernement. Les émeutes les plus violentes que le pays a connues, le "Caracazo" de 1989, avaient pour origine une augmentation des prix à la pompe.

Conscient de s'attaquer à un tabou, le président, Nicolas Maduro, a longuement justifié cette décision durant un discours de près de cinq heures consacré aux réformes pour faire face à la crise économique qui frappe le pays. Il a assuré que cette augmentation permettrait de financer des nouveaux programmes sociaux en matière de logements, de santé et d'éducation.

Mais le chef d'État n'avait que peu de marge de manœuvre, à l'heure où l'économie vénézuélienne semble de plus en plus grippée. Le PIB devrait, en effet, baisser de 8 % en 2016 d'après le FMI et l'inflation sur un an frôle les 140 %. L'État a besoin d'augmenter les rentrées d'argent pour contrebalancer la baisse des recettes fiscales due à la récession.

Première publication : 18/02/2016

  • ÉNERGIE

    Pétrole iranien : "La baisse des prix est très inquiétante sur le long terme"

    En savoir plus

  • VENEZUELA

    Venezuela : face à une "tempête économique", Nicolas Maduro décrète "l'état d’urgence"

    En savoir plus

  • VENEZUELA

    Quand un marchand de glaces refroidit le gouvernement vénézuélien

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)