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EUROPE

Accord unanime trouvé entre les Vingt-Huit pour une réforme de l'Union européenne

© Emmanuel Dunand, AFP | Le Premier ministre britannique David Cameron, à Bruxelles, le vendredi 19 février 2016.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/02/2016

Après un intense marathon, les dirigeants européens ont finalement bouclé, vendredi soir, un projet d'accord avec le Premier ministre britannique David Cameron pour éloigner le spectre d'un Brexit.

Le bras de fer est terminé. Après un sommet marathon, les dirigeants européens sont parvenus à un accord, vendredi 19 février, sur les demandes de réformes du Premier ministre britannique David Cameron pour tenter de maintenir son pays dans l'UE, question qui doit désormais être soumise à un référendum au Royaume-Uni.

"J'ai négocié un accord qui donne au Royaume-Uni un statut spécial dans l'UE", a lancé peu après le Premier ministre britannique sur Twitter.

Extrait de la conférence de presse de david Cameron vendredi soir

Le chef du gouvernement britannique a ainsi emboîté le pas au président du Conseil européen Donald Tusk, qui avait annoncé cette nouvelle plus tôt dans la soirée. Une proposition "très équitable et équilibrée", &²"proposant une solution à chaque problème", de l'avis d'un responsable européen.

Il pourra ainsi donner le coup d'envoi de la campagne pour le référendum, sur le maintien ou non de son pays dans l'Union, qui devrait se tenir le 23 juin, et sur lequel les Britanniques sont divisés.

Lors d'une conférence de presse, il a pressé les Britanniques de voter pour le maintien dans l'Union, expliquant que cet accord leur offrait "le meilleur des deux mondes".

Le Royaume-Uni ne fera jamais partie d'un "super-État" européen

Il s'est félicité d'avoir garanti que le Royaume-Uni ne rejoindrait jamais l'euro, qu'il ne ferait jamais partie d'un "super-Etat" européen, que les allocations sociales seraient limitées pour les travailleurs européens installés dans le pays, et que la supervision des banques britanniques serait effectuée par la Banque d'Angleterre.

>> À lire sur France 24 : "Brexit : ce que dit l'accord obtenu à Bruxelles par David Cameron"

La persistance de divergences, après une série de réunions bilatérales vendredi s'est traduite par des reports successifs de la réunion plénière des chefs d'État et de gouvernement, d'abord à 14h30, puis 15h30, puis 16h , puis à 20h. Il a ensuite été demandé aux dirigeants des vingt-huit pays de l'UE de réserver une nuit d'hôtel supplémentaire.

Les négociations bloquaient sur deux sujets, avait souligné le président français, François Hollande : la volonté de David Cameron d'obtenir un statut particulier pour la réglementation et la supervision des institutions financières britanniques, et les limites de la réduction des prestations sociales, notamment des allocations familiales, dont bénéficient les salariés de pays de l'UE installés en Grande-Bretagne.

L'accord "renforce le statut spécial de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne", a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk.

Mais cela, sans "dérogation aux règles" européennes, a souligné François Hollande. "Il n'y a pas de révision prévue des traités et de droit de veto du Royaume-Uni sur la zone euro, ce qui pour la France était très important", a ajouté le président français.

"Un compromis équitable" pour Angela Merkel

Il s'agissait d'une "ligne rouge" à ne pas franchir pour la France, mais aussi pour la Belgique ou le Luxembourg. "Il n'y aura pas de veto, et le texte (de l'accord) le dit très clairement", a insisté le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

"C'est un compromis équitable, qui ne nous a pas été facile sur chaque problème", a souligné la chancelière allemande Angela Merkel, en estimant que les partenaires de David Cameron n'avaient "pas fait trop de concessions".

Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi s'est contenté d'un commentaire désenchanté, jugeant nécessaire de parler de l'avenir de l'Europe et pas seulement de la place qu'y prennent les Britanniques "parce qu'il y a un risque qu'on perde de vue le rêve européen originel".

Les Britanniques sont, eux, partagés sur la question de la sortie de l'UE. Selon un sondage TNS publié vendredi, c'est la sortie de l'UE qui aurait deux points d'avance sur le maintien, à 36 % contre 34 %.

Le secrétaire britannique à la Justice, Michael Gove, a fait savoir dans la soirée qu'il avait finalement décidé qu'il ferait campagne pour le "non" lors du référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'UE, a annoncé la BBC vendredi.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 19/02/2016

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