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FRANCE

Hollande réaffirme qu'il ne se présentera pas en 2017 si le chômage ne baisse pas

© Emmanuel Dunand, AFP | Le président français, François Hollande, vendredi 19 février 2016, à Bruxelles.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/02/2016

Le président de la République, François Hollande, a balayé tous les sujets d'actualité, vendredi, dans un entretien sur France Inter. Et a réaffirmé qu'il ne se représenterait pas en 2017, s'il n'y avait "pas de baisse du chômage".

François Hollande a réaffirmé qu'il ne serait pas candidat à un nouveau mandat s'il n'y avait "pas de baisse du chômage", vendredi 19 février, lors d'un entretien sur France Inter durant lequel il a également évoqué la réforme du code du travail, le "Brexit", la crise des réfugiés et la Syrie.

"Je me suis engagé personnellement. J'ai dit que je serai jugé sur cette question-là. Je ne me déroberai pas. Je n'ai de ce point de vue-là qu'une seule parole. J'ai été candidat pour que nous créions les conditions pour qu'il y ait une baisse du chômage et il doit y avoir une baisse du chômage. Et s'il n'y a pas de baisse du chômage, vous savez quelles conclusions j'en tirerai", a-t-il déclaré.

"Je suis président de la République, je le suis pour la période qui va jusqu'en mai 2017. (...) Je peux ne pas être candidat, je peux être candidat. Je ne me déterminerai qu'au moment où je penserai que ce sera le temps d'y parvenir", a affirmé le chef de l'État. "Avant, je préfère être pleinement dans ma mission", a-t-il précisé.

>> À lire sur France 24 : "France : la gauche divisée face à la réforme du travail, la droite satisfaite"

Le président François Hollande a par ailleurs tenté de déminer les critiques concernant le projet de loi El Khomri sur la réforme du droit du travail qui doit être présenté en Conseil des ministres le 9 mars. "Les salariés ne verront aucun de leurs droits remis en cause", a-t-il affirmé.

L'emploi "c'est le seul sujet", "il faut s'organiser pour être plus compétitif" et réformer le code du travail pour favoriser les embauches et permettre aux entreprises de négocier des accords pour s'adapter à la conjoncture, a-t-il souligné en affirmant qu'il "donn(ait) à la négociation collective la place qu'elle n'a jamais eue dans notre pays".

"Le risque d'une dislocation molle de l'Europe existe"

Le projet de loi accorde notamment la primauté des accords d'entreprises en matière de temps de travail, la possibilité de référendums pour valider des accords minoritaires, une sécurisation juridique du licenciement économique pour les entreprises, des indemnités prud'homales plafonnées et un recours facilité au forfait-jour dans les petites entreprises.

"Plus de souplesse, plus de sécurité, plus de visibilité", a résumé vendredi François Hollande.

François Hollande a également parlé de politique étrangère. Il a appelé à éviter la "dislocation" d'une Europe divisée par la menace d'un "Brexit" et la crise des réfugiés, mettant en garde contre le "risque de guerre" entre la Turquie et la Russie.

>> À lire sur France 24 : "Accord unanime trouvé entre les Vingt-Huit pour une réforme de l'Union européenne"

"Je fais ce qu'il faut pour que nous puissions garder le Royaume-Uni dans l'Europe, mais à condition que l'Europe puisse avancer", a déclaré le chef de l'État. Et "si les Britanniques veulent sortir, je le regretterai pour l'Europe, pour la Grande-Bretagne, pour la France, mais j'en prendrai acte", a-t-il ajouté.

Pour le reste, le président français a tracé un tableau plutôt sombre d'une Europe qui "ne va pas bien", qui "doute d'elle même" et sans "projet" pour en arriver à cette conclusion : "le risque d'une dislocation molle de l'Europe existe".

Hollande met en garde contre la fin de l’espace Schengen

La fin de Schengen marquerait, a-t-il encore averti, "la fin de l'Europe au sens de la libre-circulation entre Européens".

François Hollande a aussi volé au secours d'Athènes qui ploie sous la pression migratoire, appelant à "raisonner en Européens" et "à ne pas renvoyer sur un pays, la Grèce, la responsabilité qui est la nôtre". Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, avait menacé vendredi de ne pas signer d'accord sur le "Brexit" si ses partenaires européens par les territoires desquels transitent les migrants fermaient leurs frontières.

Puis, interrogé sur les critiques du Premier ministre, Manuel Valls, à l'égard de la politique d'accueil des migrants de la chancelière allemande Angela Merkel, il a assuré que la France allait "continuer à travailler de manière très étroite avec l'Allemagne", mais "avec une exigence de réalisme et de vérité". Il n'est "pas souhaitable" qu'autant de réfugiés viennent en Allemagne, car le pays ne "pourra pas en accueillir encore des dizaines de milliers", a-t-il insisté.

François Hollande a par ailleurs appelé à une "désescalade" entre la Russie et la Turquie, pour écarter un "risque de guerre" entre les deux pays, tous deux fortement impliqués dans les crises syrienne et irakienne. Il a aussi de nouveau déploré la frilosité américaine sur le terrain. "Je préfèrerais que les États-Unis soient encore davantage actifs", a glissé le président.

Il a ensuite répondu aux questions des auditeurs du Téléphone sonne de France Inter pendant quarante-cinq minutes.

Avec AFP

Première publication : 20/02/2016

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