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Afrique

Présidentielle au Niger : l'opposition dénonce une mauvaise organisation du scrutin

© Issouf Sanogo, AFP | File d'attente devant un bureau de vote, à Niamey, le 21 février 2016.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/02/2016

Après une campagne sous tension, les élections présidentielle et législatives ont eu lieu, dimanche au Niger. Aucun incident majeur n'a été constaté par les instances mais l'opposition dénonce des problèmes d'organisation du scrutin.

Les électeurs nigériens se sont déplacés aux urnes, dimanche 21 février, pour élire leur président et leurs députés. Si la Commission électorale nationale indépendante "n’a constaté pour l’heure aucun incident majeur, explique Sarah Sakho, envoyée spéciale de France 24, l’opposition dénonce en revanche une mauvaise organisation du scrutin ainsi que certaines irrégularités".

>> À lire sur France 24 : "Niger : les enjeux d'un scrutin dans le pays le moins développé du monde"

Certains bureaux de la capitale, en effet, "ont ouvert leurs portes avec deux heures de retard sur l’horaire officiel à cause d’une livraison tardive du matériel", explique la journaliste. Autres dysfonctionnements constatés : il manquait parfois des bulletins, de l'encre, des présidents et assesseurs ou encore la liste électorale, obligeant dans ce dernier cas les responsables à noter les noms sur la base des cartes d'électeur.

Présidentielle au Niger : l'opposition dénonce des irrégularités dans le scrutin

Fort engouement

En dépit des problèmes d’organisation, certains électeurs étaient plus motivés que jamais pour glisser leur bulletion dans l’urne. "Je vais voter dans trois ou quatre heures. C'est un devoir", affirme pour sa part Ousseini Dramane, électricien, patientant devant un collège de Dar Es Salam, quartier pauvre du nord de Niamey. "Il y a longtemps qu'on n'a pas vu un engouement comme ca. Ça nous rappelle les premiers moments de la démocratie", déclare un autre électeur.

Dans chaque bureau de Niamey, des forces de sécurité étaient présentes pour parer à toute attaque jihadiste.

Les résultats doivent être annoncés dans les cinq jours suivant le scrutin, mais pourraient être proclamés "mardi ou mercredi", selon une source au ministère de l'Intérieur.

Le lion

Le chef d'État sortant Mahamadou Issoufou brigue un deuxième mandat face à une opposition qui agite le spectre de la fraude après une campagne tendue.

Surnommé le "lion", le président Issoufou a prédit une victoire par "un coup KO" dès le premier tour face à une opposition divisée mais qui a promis de s'unir au second tour. Elle accuse le président de préparer un "hold-up" et la crainte de troubles post-électoraux a commencé à gagner les esprits.

Élu en 2011, Issoufou, 63 ans, affronte trois adversaires principaux: deux anciens Premiers ministres, Seïni Oumarou et Hama Amadou, ainsi que Mahamane Ousmane, premier président démocratiquement élu (1993-1996), qui a voté à Zinder, deuxième ville du pays où la situation était similaire à Niamey, selon des témoins.

L'un des candidats et ancien chef du gouvernement, Hama Amadou, est incarcéré depuis novembre, accusé de trafic d'enfants dans un dossier de "droit commun" selon le pouvoir mais "politique" selon le candidat qui espère aller "de la prison à la présidence".

"On nie, on gère (magouille), c'est le Niger"

La campagne a été marquée par des échauffourées entre partisans du président et opposants. Elle a été précédée de l'arrestation de personnalités et de l'annonce d'un putsch raté par le pouvoir. Le fichier électoral est contesté.

La lutte contre la misère, principal sujet de la campagne, est compliquée par les effets du réchauffement climatique et une démographie galopante due au plus fort taux de fécondité de la planète. En 2016, deux millions de personnes auront besoin d'une assistance alimentaire, selon l'ONU. Le pays est aussi gangréné par la corruption. "On nie, on gère (magouille), c'est le Niger", résume un étudiant.

Avec AFP

Première publication : 21/02/2016

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