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EUROPE

Les agences européennes du renseignement se mobilisent pour mieux partager leurs informations

© Eric Lalmand, BELGA, AFP | Un policier et un soldat belges devant la gare centrale de Bruxelles, le 23 novembre 2015.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/02/2016

Les services secrets européens veulent créer d'ici le 1er juillet un réseau virtuel de partage d’informations qui regroupera une trentaine de pays. Objectif : harmoniser le renseignement sur le plan européen et renforcer la lutte antiterroriste.

L'idée de créer une agence européenne de renseignement, une "CIA européenne", comme le suggérait la Commission européenne depuis plusieurs mois, n'a finalement pas été retenue. À la place, une plateforme virtuelle de partage du renseignement doit voir le jour d'ici le 1er juillet, a annoncé la semaine dernière le groupe antiterrorisme (GAT) du Club de Berne, une organisation informelle spécialisée dans l'échange de renseignement entre les 28 États membres de l’Union européenne (ainsi que la Suisse).  

Depuis les attentats du 13 novembre à Paris, qui ont mis en lumière des failles dans la coopération entre services secrets, notamment entre la France et la Belgique, il est apparu indispensable que les agences européennes de sécurité communiquent de façon plus efficace. Surtout que "les attaques terroristes en Europe, et plus récemment en France, ont démontré que des groupes comme l’État islamique ou Al-Qaïda forment des réseaux internationaux", a rappelé le patron de l’agence allemande du renseignement intérieur, Hans-Georg Maassen.

"Cibler les combattants étrangers"

La nouvelle plateforme "ciblera spécifiquement la menace des combattants étrangers", a précisé le patron de l’agence de services secrets néerlandaise AIVD, Rob Bertholee. Les Pays-Bas président actuellement le groupe antiterrorisme du Club de Berne, fondé en 2002.

Mais ce réseau virtuel vient s'ajouter à la longue liste d'organismes d'échange de renseignements déjà existants au sein de l'UE. L’office de police criminelle Europol a lancé, début janvier, un "centre antiterrorisme", dont la mission est de faciliter l'échange d'informations entre les États.

Il existe aussi d'autres bases de données européennes centralisées, comme le Système d’information Schengen deuxième génération (SIS II), qui vise à signaler des criminels suspects, ou Ecris, le fichier d’échange des casiers judiciaires, ou le Visa information système (VIS), qui réunit toutes les données concernant les demandes de visa pour entrer dans l’espace Schengen.

"Pas sousmis à la législation européenne"

Alors que peut apporter de plus ce réseau virtuel ? Le GAT dispose en fait d'un avantage, selon James Walsh, professeur de sciences politiques à l’Université de Caroline du Nord. "En tant qu'organisme indépendant, il n'est pas soumis aux législations européennes [qui régissent la collecte et le partage d’informations, NDLR]", a-t-il précisé à France 24, avant de nuancer : "Il est toutefois difficile de dire comment ils vont opérer, parce qu’ils n’ont ni bureau, ni employés", indique-t-il.

Cette plateforme entend ainsi harmoniser le renseignement à l'échelle européenne et améliorer la lutte antiterroriste. Pour l'heure, les échanges d’informations sur le plan européen sont uniquement bilatéraux.

Un partage...limité

Autre difficulté : le renseignement est un outil qui relève de la souveraineté des États, qu'ils ne sont pas prêts à céder. “Même au sein de l’Union européenne, les pays qui partagent des objectifs communs rencontrent des difficicultés à échanger des renseignements, explique James Walsh. Partager une information implique généralement de perdre en partie son contrôle”. Et de poursuivre : “Les services secrets n'aiment pas partager leurs sources et leurs méthodes". 

Pour des questions de sécurité intérieure, le partage de renseignements risque d'être limité, relativise ainsi l'expert. “Je crains que les États partagent davantage des renseignements utiles comme les déplacements douteux d'un individu, plutôt que informations sensibles”, indique-t-il. “Ils peuvent aussi échanger des listes de noms de suspects, mais chaque pays ne dispose pas des mêmes critères pour les intégrer à la liste”. 

Pour l'analyste spécialiste des questions de sécurité Ewan Lawson, le partage de renseignement est une belle avancée sur le fond, mais doute que ce réseau virtuel soit la méthode idéale. “Si c’est plus facile de placer une information dans une base de données, c’est aussi plus facile qu'elle se noie au milieu d'autres”, avance-t-il. 

Mais Ewen Lawson voit en ce dispositif une démarche positive : “C'est un pas de plus pour renforcer la confiance, un élément indispensable dans le partage de renseignements", conclut-il. 

Première publication : 22/02/2016

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