Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

7 JOURS EN FRANCE

Dans les coulisses des palaces parisiens

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Économie britannique : George Osborne tente de rassurer

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"En fait, on ne voulait pas vraiment dire 'partir'"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Pour une Europe du peuple"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libération de Karim Wade : une décision dénoncée par des militants anti-corruption

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Condamnation de Moïse Katumbi : l'opposition dénonce un "harcèlement"

En savoir plus

LE DÉBAT

Le Royaume-Uni quitte l'Union européenne, un pays et une Europe sous le choc

En savoir plus

TECH 24

Fintech : quand les startups font trembler la banque

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Brexit : le saut dans l'inconnu (Partie 2)

En savoir plus

FRANCE

Accueil fleuri pour François Hollande à Wallis et Futuna

© Stéphane de Sakutin, AFP | Le président français, François Hollande, lors de son arrivée sur l'île de Wallis, dimanche 21 février.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/02/2016

Première étape du périple présidentiel dans le Pacifique, les îles Wallis et Futuna ont accueilli chaleureusement François Hollande, premier chef de l'État à se rendre depuis 37 ans sur ce territoire le plus lointain de la métropole.

Après Wallis, François Hollande est arrivé, lundi 22 février, à Futuna pour une première visite présidentielle sur cette petite île volcanique du Pacifique sud. "Aujourd'hui, nous savons que nous sommes français", s'est réjoui un dignitaire local à l'arrivée du chef de l'État dans ce "territoire le plus lointain de l'Hexagone", où l'a accueilli une vibrante "Marseillaise" entonnée par des enfants en tenue traditionnelle de fibres de coco ocre.

"Vous êtes attachés à la République, vous l'avez voulu. Vous êtes l'expression aussi de la diversité française", a souligné François Hollande, lors d'une cérémonie du Kava, du nom d'un breuvage sacré à base de racines et de branches de poivrier broyées, diluées et malaxées.

Dans son discours, le président a répondu à des attentes locales très fortes en annonçant la création d'un distributeur automatique de billets de banque - inexistant sur l'île jusqu'à présent - ainsi que de nouvelles dessertes aériennes et maritimes et l'installation d'un centre de dialyse.

"Loin de la France par la distance mais proches de la France par le cœur"

Auparavant, François Hollande avait fait escale à Wallis, où aucun chef d’État n’avait effectué de visite officielle depuis 37 ans. Perdues dans le Pacifique sud, les îles de "Wallis et Futuna sont loin de la France par la distance mais proches de la France par le cœur", a lancé le ministre de la Justice coutumier de ce territoire d'outre-mer, Mikaele Tauhavili.

À Wallis, François Hollande était l'hôte de la chefferie du royaume d'Uvéa, l'un des trois royaumes coutumiers que compte l'archipel. Assis sous l'auvent du palais royal, un vaste pavillon de briques noires, le chef de l'État, ceint d'une couronne de fleurs, a assisté pendant plus d'une heure à un rituel très haut en couleur, qui s'est achevé par la dégustation d'une coupe de Kava taillée dans une noix de coco.

Pour l'occasion, une trentaine de porcs avaient été abattus puis alignés face à lui, mi-cuits et pattes en l'air, sur une pelouse, le plus gros lui étant offert symboliquement. Tout autour : de solides guerriers, porteurs de lances d'apparat et vêtus de pagnes en fibres de coco ornés de motifs géométriques ocre ainsi que des centaines de dignitaires locaux et de Wallisiens.

Dette nucléaire

Un peu plus tard, devant l'Assemblée territoriale, François Hollande a multiplié les promesses : davantage de crédits pour la santé, l'installation d'un scanner, baisse du prix de l'électricité, aujourd'hui cinq fois supérieur à celui de la Métropole, ramené progressivement au même niveau d'ici à 2020, une nouvelle liaison aérienne...

En campagne, le candidat Hollande avait promis de visiter les 11 territoires d'outre-mer habités. Mission accomplie, s'est-il félicité devant les élus de l'île. Wallis puis Futuna sont les premières étapes d'un périple de plus de 45 000 kilomètres qui doit conduire ensuite le président en Polynésie française, une visite plus "sensible" politiquement, selon ses propres mots.

Il s'agira alors, selon l'Élysée, au-delà de l'accueil avec forces colliers de fleurs et danses traditionnelles, de "solenniser une relation avec la République un peu abîmée et froissée" lors du précédent quinquennat.

Avec un "enjeu principal" : l'indemnisation des victimes des 193 essais nucléaires que la France a conduits de 1966 à 1996 sur les atolls de Mururoa et Fangataufa. "Où ma parole sera la plus attendue, ce sera sur les réparations, les indemnisations liées aux essais nucléaires", a confirmé François Hollande.

Seuls une vingtaine de dossiers sur un millier ont fait l'objet d'une indemnisation, relève l'Élysée. François Hollande devrait ainsi apporter une "réponse politique" aux Polynésiens, qui considèrent que ces essais sont la cause de nombreux cancers dans l'archipel.

Il devrait être aussi question de la "dette nucléaire", également surnommée "le milliard Chirac" (aujourd'hui 150 millions d'euros), une rente annuelle accordée par l'État à la fin des essais en 1996 mais dont le montant a été réduit à plusieurs reprises. Les élus polynésiens souhaitent qu'elle soit pérennisée.

Avec AFP
 

Première publication : 22/02/2016

COMMENTAIRE(S)