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Primaires républicaines : tous contre Trump à l'approche du "Super Tuesday"

© Scott Halleran, AFP | Les cinq candidats républicains rassemblés jeudi 25 février lors d'un débat télévisé.

Vidéo par Gallagher FENWICK

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/02/2016

Fort de ses trois victoires consécutives et de son statut de favori des sondages, Donald Trump a été jeudi soir la cible privilégiée des candidats républicains qui s'affrontaient lors d'un débat télévisé.

Le dixième débat entre les candidats du "Grand Old Party", qui précède le "Super Tuesday" au cours duquel douze États américains sont appelés à voter le mardi 1er mars, avait un relief particulier jeudi 25 février. Les rivaux républicains de Donald Trump semblaient ligués contre le milliardaire, décochant tour à tour leurs flèches aiguisées lors d'un débat télévisé tendu et confus, au cours duquel l'exubérant candidat conservateur a rendu coup pour coup.

"C’est le débat le plus agressif depuis le début de la campagne républicaine, peut-être même de toute l’histoire présidentielle américaine tant les noms d’oiseaux ont fusé entre les cinq candidats", commente Gallagher Fenwick, correspondant France 24 à Washington.

Il faut dire qu’un récent sondage, publié quelques heures avant le début du débat, a douché les espoirs de ceux qui, au sein du parti républicain, espèrent encore faire barrage au milliardaire. Selon cette étude, Trump l'emporterait haut la main dans l'État de Marco Rubio, la Floride. Il raflerait 44 % des voix parmi les électeurs républicains contre 28 % seulement pour le sénateur Rubio.

"C'est bon pour l'audience"

Échaudés, les adversaires de Trump s’en sont donc pris à son programme qu’ils jugent flou et incohérent. "Quel est votre projet ? " lui a ainsi lancé Marco Rubio avec une virulence qu'on ne lui connaissait pas.

Le jeune sénateur de Floride, qui espère s'imposer comme le candidat de l'establishment, s'est aussi ouvertement moqué de son adversaire qu'il a accusé de n'avoir que des formules toutes faites à offrir, retournant avec habileté un reproche qui lui avait été adressé il y a quelque semaines. "Et maintenant il se répète : "Nous allons rendre l'Amérique forte. Gagner, gagner, gagner", a-t-il ironisé.

Fort de ses trois victoires consécutives (New Hampshire, Caroline du Sud, Nevada), et de son statut de grand favori des sondages, l'homme d'affaires s'en est tenu à son argument favori : je gagne, le reste est sans importance. Mais il a aussi montré des signes d'agacement, comme lorsqu'il a été interrogé sur sa fortune.

Le sujet est revenu sur le devant de la scène avec les déclarations de l'ex-candidat du parti Mitt Romney qui a affirmé que sa déclaration de revenus cachait peut-être "une bombe". Exaspéré par les questions sur ce thème, il a esquivé : "Je sais que c'est bon pour l'audience, mais c'est un peu ridicule quand même", a-t-il répondu lorsqu'un journaliste revenait sur le sujet.

Sur la diplomatie aussi, les échanges furent vifs, même si parfois très éloignés de la géopolitique. "Je suis un négociateur", a lancé Trump affichant sa volonté de trouver une issue diplomatique au conflit israélo-palestinien. "Ce n'est pas un contrat immobilier !", a rétorqué, du tac-au-tac, Marco Rubio.

"Taisez-vous, taisez-vous"

Mais c'est sur l'immigration que les échanges ont été les plus vifs. "S'il construit le mur (entre les États-Unis et le Mexique) comme il a construit les Trump Towers, il va avoir recours à des clandestins !", a lancé le sénateur de Floride à l'encontre du favori des sondages.

"Taisez-vous, taisez-vous", a rétorqué ce dernier. "J'ai embauché des dizaines de milliers de personnes dans ma vie, vous n'avez jamais embauché personne".

L'homme d'affaires de 69 ans a une nouvelle fois martelé sa volonté de construire un "grand" mur à la frontière avec le Mexique.

Tour à tour hâbleur, moqueur ou menaçant, le milliardaire a trouvé - au fil des mois - un style qui séduit une partie de plus en plus large - et diverse - de l'électorat républicain. Il évoque désormais ouvertement l'hypothèse de rafler rapidement le nombre de délégués nécessaires pour décrocher l'investiture du parti à la convention de Cleveland, dans l'Ohio (nord), en juillet.

Avec AFP

Première publication : 26/02/2016

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