Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Référendum en Italie : un scrutin à risque pour Matteo Renzi

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Présidentielle 2017 : la nouvelle donne.

En savoir plus

LE GROS MOT DE L'ÉCO

PIB : la richesse se fait tirer le portrait

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

François Fillon est-il le "Thatcher français" ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Pascal Elbé

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Le renoncement de François Hollande est-il un aveu d'échec ?

En savoir plus

FOCUS

Autriche : qui est Norbert Hofer, le nouveau visage du parti d'extrême droite ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Hommage à Ousmane Sow, l'artiste des ethnies

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Dix ans de France 24 : dans les coulisses de la chaîne

En savoir plus

EUROPE

Entre chagrin et colère, des milliers de Russes défilent en mémoire de Boris Nemtsov

© Twitter | Des milliers de personnes ont manifesté à Moscou le 27 février 2016, pour célébrer la mémoire de Boris Nemtsov, assassiné un an plus tôt.

Vidéo par Elena VOLOCHINE

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/02/2016

L'assassinat de l'opposant russe Boris Nemtsov à quelques centaines de mètres du Kremlin avait choqué l'opinion publique russe. Plusieurs milliers de personnes ont honoré sa mémoire, samedi, un an jour pour jour après sa mort.

Le 27 février 2015, il était abattu de quatre balles dans le dos au pied du Kremlin. Un an, jour pour jour, après l’assassinat de l'opposant russe Boris Nemtsov, plusieurs milliers de Moscovites ont défilé dans les rues de la capitale russe, en souvenir de l’ancien vice-Premier ministre.

>> À lire sur France 24 : "Boris Nemtsov, farouche opposant russe et pourfendeur de Vladimir Poutine"

"Cela faisait un an que l’opposition n’avait pas marché dans le centre de Moscou. La dernière fois, c’était le 1er mars 2015, juste après l’assassinat de Boris Nemtsov", explique Elena Volochine, correspondante de France 24 sur place. "Mais cette fois, ce ne sont pas que des opposants, il y a aussi des citoyens lambda." Encadrés par des centaines de policiers anti-émeutes, opposants et citoyens ont exprimé ensemble leur colère car selon eux le crime n'a jamais été élucidé. Ils ont scandé des slogans contre le président russe Vladimir Poutine en brandissant le portrait de Boris Nemtsov. "Ici, en Russie, on a l’impression que les autorités font tout pour étouffer cette affaire", ajoute Elena Volochine.

D'après l'antenne moscovite du ministère russe de l'Intérieur, les manifestants étaient environ 7 500. Les journalistes de l'AFP sur place en ont compté, eux, plus de 20 000. Ils étaient également plus de 4 000 à Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie, selon une correspondante de l'AFP sur place.

Aveux sous la torture ?

Quelques semaines après l'assassinat de Boris Nemtsov, qui avait provoqué une onde de choc et de consternation à travers le monde, cinq suspects - tous tchétchènes - avaient été arrêtés par la justice russe mais ils ont jusqu'à présent refusé de reconnaître leur culpabilité, affirmant avoir avoué sous la torture. Pour les proches de l'opposant, le ou les commanditaires de son meurtre sont des proches du président tchétchène Ramzan Kadyrov, voire du Kremlin.

Dans un éditorial, le quotidien libéral russe d’opposition Vedomosti se joint aux manifestants pour regretter l’inaction de la classe politique russe après le drame, rapporte Courrier international. "Nemtsov n’est pas devenu cette victime expiatoire qui aurait pu permettre aux autorités et à la société russes de comprendre qu’il n’est plus possible de vivre ainsi. La vie a continué comme avant."

"Révolution à l’automne"

Outre les ratés du renseignement russe, certains slogans dénonçaient également la crise économique que subit la Russie depuis presque deux ans. "La situation économique est de pire en pire. Et le soutien aux autorités s'effondre. Tout cela va finir en une guerre civile, comme il y a cent ans", s'inquiétait Evgueni Michtchenko, 41 ans. "Si cela continue, il y aura une révolution à l'automne", prédit une autre manifestante. "Et cela me fait peur", ajoute-t-elle.

Avec AFP

Première publication : 27/02/2016

COMMENTAIRE(S)