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Moyen-Orient

Syrie : un cessez-le-feu respecté malgré des accusations de violations

© Sameer Al-Doumy, AFP | Des enfants marchent dans les ruines de la ville de Douma, un fief rebelle près de Damas, le 27 février 2016.

Vidéo par Florence THOMAZEAU

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/02/2016

Entré en vigueur samedi en Syrie, le cessez-le-feu semble globalement respecté, et devrait permettre à l'ONU d'apporter de l'aide à plus de 150 000 personnes dans les prochains jours. Plusieurs cas de violations ont toutefois été rapportés.

Un calme précaire règne dans les grandes villes de Syrie depuis l'entrée en vigueur du cessez-le feu, samedi 27 février. À Damas, les rues ont retrouvé un semblant d'animation avec quelques habitants venus goûter au plaisir de faire leurs emplettes. À Alep, dans le nord du pays, des élèves habitués à raser les murs pour éviter les bombardements ont marché au milieu de la chaussée.

Le secrétaire général de l’ONU a également estimé que cette trêve tenait "globalement" malgré des "incidents" isolés. "Jusqu'à maintenant, je peux vous dire que la cessation des hostilités tient, même si nous avons observé quelques incidents", déclarait Ban Ki-moon à la presse à Genève, à quelques heures d’une réunion du groupe de travail chargé de la cessation des hostilités. Selon l’émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, ce rassemblement, coprésidé par les Américains et les Russes se tenait à 15h au Palais des Nations de Genève.

La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, avait réclamé un peu plus tôt dans la matinée que cette réunion ait lieu "sans délai", à la suite d'informations sur la poursuite d'attaques aériennes au cours du week-end.

Dans son édition de dimanche, le quotidien Al-Watan, proche du pouvoir, avait constaté un "calme exceptionnel", tout en nuançant : "Mais il faut attendre deux ou trois jours pour s'assurer de la pérennité de l'arrêt des hostilités et de l'engagement des parties concernées."

Agir humanitairement

Si cette trêve est respectée, l'ONU devrait renforcer ses opérations humanitaires pour aider environ 1,7 million de Syriens situés dans des zones difficiles d'accès. Lundi, pour la première fois depuis le début samedi du cessez-le-feu, les Nations Unies ont commencé à livrer de l’aide à l’une des localités syriennes assiégées par l’un ou l’autres des belligérants. Il s’agit de Mouadamiyat al-Cham, située au sud-ouest de Damas et encerclée par les forces du régime. L’ONU avait cependant déjà envoyé des aides à deux reprises vers cette localité rebelle en février, ainsi qu’à d’autres cités assiégées.

La Russie et les États-Unis se montrent prudemment optimistes sur le devenir du cessez-le-feu initié avec le soutien de l'ONU. Cet accord est le premier de ce genre dans cette guerre qui, en cinq ans, a fait 270 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

Il est accepté par le gouvernement du président syrien Bachar al-Assad, par une centaine de groupes rebelles et par les combattants kurdes. Mais il ne s'applique pas aux groupes jihadistes comme l'organisation État islamique (EI) et le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, qui contrôlent plus de 50 % du territoire syrien.

Les explications de notre correspondante

Les Russes pointés du doigt

Dimanche, dans d'autres régions de Syrie, plusieurs protagonistes ont dénoncé des actes de violations de la trêve, sans en remettre en cause le respect global. "Au cours des dernières 24 heures, neuf cas de violation du cessez-le-feu ont été enregistrés", a indiqué un communiqué du Centre russe pour la réconciliation des parties belligérantes en Syrie, créé par l'armée russe pour superviser la trêve. Un groupe, composé de 100 individus, est entré en Syrie à partir de la Turquie et a tiré hier sur la ville syrienne de Tal Abyad, dans la province de Raqqa, au Nord.

Riad Hijab, le coordinateur général du Haut comité des négociations (HCN), qui groupe les principaux mouvements rebelles syriens, a fait état de 24 violations avec un bilan de 29 morts, dans une lettre au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Il a accusé "les Russes, le régime, l'Iran et d'autres forces étrangères d'avoir commis des actes d'hostilités malgré la trêve". Mais "globalement, c'est bien mieux qu'avant, et les gens se sentent bien", a déclaré à Riyad le porte-parole du HCN, Salem al-Meslet.

Pour le ministre saoudien des Affaires étrangères, le régime syrien et son allié russe se sont livrés ces dernières heures à plusieurs violations du cessez-le-feu.

"Accord difficile"

L'Arabie saoudite, qui soutient l'opposition syrienne, a elle aussi accusé les aviations russe et syrienne d'avoir violé la trêve. Selon une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des avions non identifiés ont bombardé dimanche à l'aube six localités de la province d'Alep (nord) et une localité de la province de Hama (centre).

Un haut responsable américain a exprimé un optimisme relatif sur la suite de l'application du cessez-le-feu. "Ce sera un accord difficile à mettre en œuvre et nous savons que les obstacles sont nombreux", a-t-il reconnu dans un email à l'AFP. "Mais c'est vraiment dans notre intérêt, et surtout dans l'intérêt du peuple syrien, de donner une chance à ce processus", a-t-il dit.

Avec AFP

Première publication : 29/02/2016

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