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FRANCE

Réforme du Code du travail : l'ancien conseiller de Myriam El Khomri dénonce une "trahison historique"

© Vincent Kessler, AFP | Le Premier ministre français, Manuel Valls et la ministre du travail Myriam El Khomri, lors d'une visite dans un Pole Emploi, le 22 février 2016 à Mulhouse.

Vidéo par FRANCE 3

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/03/2016

La ministre Myriam El Khomri n'en finit plus d'être critiquée pour son projet de loi Travail. Dans une tribune, son ancien conseiller Pierre Jacquemain dénonce une trahison historique de la gauche.

C’est une nouvelle fronde que Myriam El Khomri subit de plein fouet. Alors que depuis deux semaines, elle essuie des critiques de tous bords au sujet de son projet de loi travail, elle fait face à une attaque de l’un de ses proches. Dans une tribune publiée ce mardi par le site Le Monde, son ancien conseiller stratégie Pierre Jacquemain, qui a choisi de quitter son cabinet début février explique les raisons de son départ.

Âgé de 33 ans, l'ex-plume de la ministre estime que la réforme portée par Myriam El Khomri n’incarne pas les revendications des travailleurs. "Ce devait être une réforme de progrès, ce sera au mieux une réforme de compromis – voire de compromission. Au pire, cela restera comme une trahison historique – et destructrice – d’une gauche en mal de repères", dénonce-t-il. Même s’il reconnaît la valeur de la ministre, ancienne militante socialiste, il souligne publiquement leur désaccord. "Cette réforme nous entraîne collectivement dans le mur, parce que j’ai la conviction qu’elle sert les intérêts politiques de quelques-uns et les intérêts économiques de quelques autres", explique-t-il en vilipendant une "réforme libérale qui déshonore la gauche".

La jeunesse de gauche appelle à la mobilisation le 9 mars

Cette attaque rejoint une cohorte d’oppositions déjà existante au projet de loi travail, allant d’une tribune incendiaire, signée par des figures de gauche, dont Martine Aubry, à une pétition rassemblant plus de 850 000 signatures en ligne. Face à ces turbulences, le gouvernement a décidé lundi de reporter du 9 au 24 mars la présentation du texte en conseil des ministres. Interrogé à ce sujet, le Premier ministre, Manuel Valls, a toutefois estimé mardi à l’Assemblée nationale qu’il était "exagéré" de parler de "reculade". "Avons-nous depuis que nous gouvernons, depuis que je suis Premier ministre, dû reculer sur tel ou tel texte, avons-nous dû changer telle ou telle position, après le débat nécessaire ?", a-t-il insisté.

Mais du côté des protestataires, la pression prend de l’ampleur. Plusieurs organisations de jeunesse, dont le premier syndicat étudiant, l'Unef, ont ainsi appelé à une journée d'action, le 9 mars, avec un rassemblement place de la République, à Paris. "À travers le projet de loi travail, le gouvernement vient de déclencher une guerre sans précédent contre les jeunes et les salariés", ont-elles écrit dans un communiqué commun. Pour ces organisations, le report ne suffit pas, elles réclament le retrait pur et simple du texte. Quant aux syndicats, ils seront une dizaine à participer jeudi à deux réunions pour tenter de se mettre d'accord sur les modifications à réclamer à l'exécutif et discuter d'une mobilisation qui aurait lieu fin mars. Certaines, comme la CGT et FO, exigent le retrait du projet. D'autres, comme la CFDT, qui a jusqu'ici accompagné la plupart des réformes du quinquennat, pointent de "vrais désaccords" et veulent modifier le texte, notamment sur la définition du licenciement économique.

Chargé de la promotion de ce projet, Myriam El Khomri n’a en revanche pas été en mesure de s'en charger ce mardi 1er mars. Ses rendez-vous ont en effet annulés à la suite d’un malaise. La ministre est rentrée chez elle à la mi-journée après avoir subi des examens à l’hôpital, mais doit reprendre son travail dès mercredi.

En pleine polémique, le président François Hollande a tenté de dédramatiser cette absence en évoquant "un accident domestique". Face à la bronca générale, le chef de l’État a d’ailleurs loué le travail de sa ministre, en saluant "une femme courageuse qui a des convictions, qui sait les faire partager", et qui est aussi à "l’écoute".

Avec AFP et Reuters

Première publication : 01/03/2016

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