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Asie - pacifique

La Corée du Nord tire en mer du Japon en réponse aux sanctions de l'ONU

© KNS, KCNA, AFP | Pyongyang a tiré six projectiles à courte portée en mer du Japon, jeudi 3 mars.

Vidéo par Frédéric OJARDIAS

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/03/2016

La Corée du Nord a tiré, jeudi, six projectiles à courte portée en mer du Japon quelques heures après que le Conseil de sécurité de l'ONU a imposé une série de nouvelles sanctions drastiques contre Pyongyang, suite à ses essais nucléaires répétés.

La Corée du Nord a répliqué à sa manière aux sanctions prises par le Conseil de sécurité de l'ONU : Pyongyang a tiré, jeudi 3 mars, six projectiles dotés apparemment d'une portée de 100 à 150 km en mer du Japon à 10h00 (01h00 GMT).

>> À (re)voir sur France 24 : "Bombe H en Corée du Nord : la sécurité internationale en danger ?"

La veille, le Conseil de sécurité des Nations unies avait en effet imposer une nouvelle série de sanctions lourdes contre la Corée du Nord après les derniers essais nucléaire et balistique menés par le régime communiste. Cette résolution du Conseil, présentée par les États-Unis, a été adoptée à l'unanimité, y compris par la Chine, seule alliée de Pyongyang. "Ces sanctions sont de loin les plus strictes jamais infligées aux Nord-Coréens", souligne Frédéric Ojardias, correspondant de RFI à Séoul.

Le président américain Barack Obama a immédiatement salué cette décision, y voyant une réponse "ferme, unie et appropriée" à un essai nucléaire - le quatrième depuis 2006 - et un tir d'une fusée effectués respectivement les 6 janvier et 7 février par la Corée du Nord, en violation de plusieurs résolutions onusiennes.

>> À lire sur France 24 : "Avec la bombe H, la Corée du Nord 'ne cherche qu'à attirer l’attention d'Obama'"

Ces sanctions "sont parmi les plus lourdes jamais adoptées contre un pays", a souligné l'ambassadeur britannique Matthew Rycroft, tandis que son homologue français François Delattre saluait "des sanctions sans précédent mais ciblées". Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, ancien chef de la diplomatie sud-coréenne, a espéré pour sa part que "cette réponse ferme du Conseil mette fin au cycle de provocations et mène à une reprise du dialogue".

Interdictions et restrictions

La résolution impose de nouvelles restrictions aux exportations nord-coréennes afin de limiter la capacité du régime à financer ses programmes militaires. Elle interdit ainsi les exportations de charbon, de fer et de minerai de fer, sauf si les revenus générés sont utilisés pour la "subsistance" de la population nord-coréenne.

Pour la première fois, les pays membres de l'ONU seront tenus d'inspecter toutes les marchandises en provenance et à destination de la Corée du Nord. Ils devront aussi interdire aux navires soupçonnés de transporter des cargaisons illégales vers la Corée du Nord de faire escale dans leurs ports.

La résolution renforce les restrictions bancaires existantes et les pays seront tenus de bloquer tout avion soupçonné de transporter des marchandises en contrebande vers la Corée du Nord. Pyongyang aura aussi interdiction de vendre de l'or, du titane et des minerais rares utilisés dans la haute technologie, et ne pourra plus se procurer de carburant pour l'aviation et pour les fusées.

Les inquiétudes de Pékin

La Corée du Nord est déjà sous le coup de quatre séries de sanctions internationales depuis son premier essai nucléaire en 2006, suivi par trois autres en 2009, 2013 et 2016. Ces sanctions ne l'ont cependant pas empêchée de poursuivre sa course aux armements, soulignaient récemment des experts de l'ONU.

La Chine et la Russie "trouveront des échappatoires comme toujours" pour ne pas appliquer strictement les sanctions, a estimé Roberta Cohen, experte à l'institut de recherche américain Brookings. La Chine, pourtant irritée par les dernières initiatives de Pyongyang, s'est efforcée de limiter la portée des nouvelles sanctions dans les négociations avec Washington, selon des diplomates.

Pékin redoute un effondrement du régime communiste qui déverserait un flot de réfugiés à sa frontière et n'aimerait pas voir une Corée réunifiée sous influence américaine, des inquiétudes partagées en partie par la Russie.

>> À lire sur France 24 : "La Corée du Nord, pays de tous les fantasmes médiatiques"

Avec AFP

Première publication : 03/03/2016

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