Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Attaques en Allemagne : menace islamique et politique migratoire en toile de fond (Partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Attaques en Allemagne : menace islamique et politique migratoire en toile de fond (Partie 1)

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Hillary Clinton, à contrecœur"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La folie terroriste"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Nigeria, les crimes contre des chrétiens se multiplient

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Lady Liberty" : emblème de l'Amérique et symbole de liberté

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La saison des tubes de l'été est lancée !

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : au Canada, les critères d'accueil des réfugiés jugés discriminatoires envers les musulmans

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"L'important, c'est de participer"

En savoir plus

FRANCE

Rencontre Hollande-Cameron : 22 millions pour les migrants, 2 milliards pour les drones

© Stéphane de Sakutin, AFP | François Hollande et David Cameron, à Amiens, le 3 mars 2016.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/03/2016

La question des migrants a été au cœur des préoccupations du 34e sommet franco-britannique qui a réunit, jeudi, François Hollande et David Cameron à Amiens. Londres s’est engagé à augmenter de 22 millions d'euros son aide à la France.

L’épineux dossier des migrants a été au cœur des discussions entre François Hollande et David Cameron jeudi 3 mars, à Amiens (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), lors du 34e sommet franco-britannique. Alors que la France réclamait une aide financière substantielle de Londres pour mieux gérer la crise à Calais, où les autorités ont entamé le démantèlement d’une partie de la "jungle", la Grande-Bretagne s’est engagée à débloquer 22 millions d’euros supplémentaires, en plus des 60 millions déjà versés. Cette somme sera notamment affectée à "des infrastructures prioritaires de sécurité à Calais, pour soutenir le travail des forces de l'ordre françaises", mais aussi à la gestion des centres d'hébergement et à "l'éloignement des migrants" économiques qui ne sont pas "en besoin de protection", selon une déclaration officielle des deux pays.

"Calais reste la pierre d’achoppement entre France et Grande-Bretagne", analyse la journaliste de France 24 Caroline de Camaret, spécialiste des questions européennes. "Le couple franco-britannique est dans cette atmosphère de difficulté en Europe vis-à-vis de ce flux migratoire". La France ne compte cependant pas remettre en cause les accords du Touquet de 2003 régissant la gestion de la frontière franco-britannique : "Ils n'ont pas vocation à être modifiés", indique-t-on à Paris.

La question du regroupement familial de mineurs isolés, bloqués à Calais alors que des membres de leur famille sont installés outre-Manche, a également été évoquée lors de ce sommet. "Nous avons un suivi de ces jeunes personnes et nous avons été clairs avec le Premier ministre britannique. Quand ces jeunes ont un lien familial avec le Royaume-Uni, ces jeunes doivent rejoindre le Royaume-Uni vite et de manière efficace (...). Ça doit se faire encore plus vite et encore plus efficacement", a ainsi insisté le président français lors d'une conférence de presse conjointe. "Nous travaillons pour qu'il puisse y avoir une identification précise", a-t-il ajouté.

Cameron fait campagne pour le "oui"

À moins de quatre mois du référendum organisé le 23 juin outre-Manche sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'Union européenne, le risque de Brexit ne faisait officiellement pas partie des discussions, mais ce sujet a été abordé au cours des échanges avec les journalistes. François Hollande a averti David Cameron qu'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne aurait des conséquences sur la question des "migrants", mais aussi dans beaucoup d’autres domaines comme "le marché unique, les places financières", ou encore "le développement économique entre [les deux] pays".

En réponse, le Premier ministre Britannique a assuré “qu’en ce qui concerne le terrorisme, la sécurité et nos frontières, nous sommes mieux et plus forts à l’intérieur d’une Union européenne réformée". Pour Caroline de Camaret, David Cameron a ainsi profité de ce sommet pour faire son "entrée en campagne officielle pour le 'oui', pour rester dans l’Union européenne". "On a entendu David Cameron, et c’est assez rare, répéter ‘Union européenne’ presque à toutes les phrases", constate-t-elle.

Un renforcement de la coopération militaire

Un peu plus tôt dans l’après-midi, une première annonce avait également été faite concernant un programme commun de fabrication de drones de combat. "Ce programme de démonstration, le plus avancé en Europe, sera axé sur une plateforme de drones polyvalents qui pourrait servir de base à une future capacité opérationnelle au-delà de 2030. Nous prévoyons d'investir plus de 2 milliards d'euros dans ce programme, avec un bilan technique vers 2020", indique le texte de la déclaration signée en présence de François Hollande et de David Cameron.

Les deux chefs d'État se sont aussi accordés sur un renforcement de la coopération bilatérale en matière de défense et de lutte contre le terrorisme. À l'ordre du jour, notamment, la mise au point d'une force expéditionnaire conjointe franco-britannique, qui sera opérationnelle après un exercice en avril 2016 qui mobilisera quelque 7 000 militaires français et anglais. Le projet de construction par EDF de deux EPR à Hinkley Point (côte ouest de l'Angleterre), dont le coût est évalué à 24,5 milliards d'euros, fera par ailleurs l'objet d'un texte commun.

Avec AFP

Première publication : 03/03/2016

  • CRISE MIGRATOIRE

    Bruxelles propose 700 millions d'euros aux pays de l'UE confrontés à l'afflux de migrants

    En savoir plus

  • FRANCE

    Démantèlement de la "jungle" de Calais : les propositions de relogements critiquées

    En savoir plus

  • FRANCE

    Le démantèlement de la jungle de Calais se poursuit dans un climat moins tendu

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)