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FRANCE

Nathalie Kosciusko-Morizet annonce sa candidature à la primaire à droite

© Geoffroy Van der Hasselt, AFP | Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé, mardi 8 mars, sa candidature à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/03/2016

Nathalie Kosciusko-Morizet, ex-ministre de Nicolas Sarkozy, a annoncé mardi sa candidature à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017. Un défi de taille pour cette "dissidente" au sein du parti Les Républicains.

"Je suis candidate pour donner [...] à chaque Française, à chaque Français, la maîtrise de sa vie", a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne ministre de l'Écologie de Nicolas Sarkozy, au journal de 20 heures de TF1 mardi 8 mars. À 42 ans, la députée de l'Essonne, présidente du groupe Les Républicains au Conseil de Paris, a annoncé sa candidature à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017. Elle porte ainsi à dix le nombre de prétendants au scrutin des 20 et 27 novembre.

Deuxième candidate après Nadine Morano, Nathalie Kosciusko-Morizet a choisi de se déclarer à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes. "J'ai envie de porter ce besoin de respiration, de vie, d'envie. Ce n'est pas une question de pouvoir, le pouvoir ça n'intéresse que ceux qui veulent le prendre, c'est une question de puissance de la société", a-t-elle ajouté.

"Je suis candidate pour permettre à chacun, finalement, d'aller vers ses objectifs et ses rêves", a-t-elle souligné, affirmant son ambition de "porter une conception différente du pouvoir".

Par son positionnement au centre-droit, l'ex-numéro deux des Républicains, qui est créditée au mieux de 5 % des intentions de vote pour la primaire, affronte le favori des sondages, Alain Juppé, sur son terrain.

Un pari risqué, autant que la chasse aux parrainages (250 élus, dont au moins 20 parlementaires et 2 500 militants) qui s'ouvre pour cette élue dont la liberté de ton et l'ambition en irritent plus d'un à droite. Mais Nathalie Kosciusko-Morizet garde bon espoir.

"Les parlementaires, ils sont libres. Le rendez-vous sur les parrainages, ce sera au mois de septembre. Je crois que ce ne sera pas un obstacle parce qu'il y a vingt parlementaires et bien plus pour vouloir que cette primaire soit vraiment ouverte", a-t-elle dit, égratignant au passage Nicolas Sarkozy ou Bruno Le Maire.

En rupture avec Nicolas Sarkozy et ses méthodes "staliniennes"

"Ils disent 'j'ai changé', 'je suis plus sage', 'je suis nouveau', 'je ferai mieux la prochaine fois'. Moi, dans cette campagne, j'ai envie de parler à la France, aux Français, j'ai envie de leur parler d'eux", a-t-elle lancé.

Candidate malheureuse à la mairie de Paris en 2014, elle avait été notamment attaquée à droite pour son "égocentrisme" et un tempérament de "tueuse". Se revendiquant des "visionnaires" contre les "réactionnaires", Nathalie Kosciusko-Morizet a été écartée en décembre dernier de la vice-présidence de LR après qu'elle eut critiqué une nouvelle fois la stratégie de Nicolas Sarkozy face au Front national : ni désistement ni fusion avec les listes socialistes au second tour en cas de duel avec le FN.

Elle avait alors dénoncé des méthodes "staliniennes", critiquant la ligne identitaire de l'ancien président.

Dans un livre à paraître mercredi, "Nous avons changé de monde", elle expose les grandes lignes de son projet libéral. Cette polytechnicienne prône notamment la fin des 35 heures, la dégressivité des allocations chômage, l'assouplissement des critères de licenciement, la suppression du statut de fonctionnaire généralisé.

Mère de deux enfants, elle détonne dans son camp par ses positions sur les thèmes de société. Hostile à l'extension de la déchéance de nationalité pour les crimes et délits terroristes, elle défend le mariage homosexuel et la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de même sexe mais est contre la GPA (gestation pour autrui).

Avec Reuters

Première publication : 08/03/2016

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