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FRANCE

Loi travail : Manuel Valls promet un compromis sans convaincre les jeunes

© Thomas Samson, AFP | Myriam El Khomri, Manuel Valls et Emmanuel Macron, vendredi 11 mars 2016, après une rencontre à Matignon avec les organisations lycéennes et étudiantes.

Vidéo par FRANCE 2

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/03/2016

La semaine de concertations sur la Loi travail s'est achevée, vendredi, avec la réception des organisations étudiantes et lycéennes à Matignon. À l'issue de cette rencontre, Manuel Valls a promis "un compromis ambitieux" à des étudiants mécontents.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a promis, vendredi 11 mars, un "compromis dynamique et ambitieux" sur le projet de réforme du Code du travail d'ici lundi à la suite des consultations avec les organisations étudiantes, dont l'Unef, et les lycéens sont ressortis mécontents.

À l'issue de ces rencontres, Manuel Valls a promis de "corriger, rectifier, changer ce qui doit l'être, lever les ambiguïtés et répondre aux interrogations qui se sont fait jour, non seulement de la part des organisations patronales, syndicales et de la jeunesse, mais d'une manière générale dans la société". "Réformer, ça n'est pas passer en force, ça n'est pas brutaliser", a-t-il affirmé.

Mais la plupart des organisations de jeunesse (l'Unef, la Fage, ainsi que trois organisations lycéennes, la Fidl, l'UNL et la SGL) conviées dans la matinée considèrent qu'elles n'ont pas été entendues par le gouvernement, à l'exception de la Fage, qui attend les annonces du 14 mars avant de décider si elle durcit sa position ou si elle appelle de nouveau à la mobilisation contre la Loi travail.

>> À lire sur France 24 : "Des féministes dénoncent des inégalités hommes-femmes dans le projet de loi El Khomri"

"Le désaccord de fond reste entier. Ce que nous explique le Premier ministre, c'est qu'on peut discuter de tout, mais pas de La loi travail", a critiqué William Martinet, le président du syndicat étudiant classé à gauche, confirmant la "journée d'action" du 17 mars et l'appel à la grève et à la manifestation, notamment avec FO et la CGT, le 31.

Les trois organisations lycéennes, Fidl, UNL et SGL ont, elles, annoncé qu'elles seraient "dans la rue la semaine prochaine".

Cambadélis accuse l'Unef de "faussement politiser" le mouvement

Cette rencontre à Matignon, aux côtés des ministres Myriam El Khomri (Travail) et Emmanuel Macron (Économie), décidée par le président Hollande, avait été annoncée au lendemain des manifestations contre le projet de révision du droit du travail, qui ont rassemblé entre 240 000 et 400 000 personnes à Paris et dans plusieurs villes, la plus forte mobilisation depuis les défilés contre le mariage homosexuel.

Malgré les appels au retrait complet du texte, portés notamment par la CGT, FO et les organisations de jeunesse, François Hollande a réitéré, jeudi, la position de l'exécutif : "forcément" des "corrections à établir" mais pas de retrait.

Si le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a pour sa part accusé l'Unef de "faussement politiser" le mouvement, le parti au pouvoir est lui-même très divisé, avec des parlementaires qui menacent de s'y opposer et un Mouvement des jeunes socialistes (MJS) très remonté. Selon la ministre de l'Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, qui a reçu le MJS jeudi soir, "le dialogue a été entamé" avec les organisations de jeunesse, même si "ce n'est pas en une réunion qu'on peut résoudre tous les problèmes".

C'est la première fois qu'un gouvernement de gauche doit lancer une concertation avec de telles organisations depuis le mouvement lycéen de 1990, reçues par François Mitterrand à l'Élysée.

Ce dernier round de consultations achève la phase d'écoute, finalement la plus facile, de la manœuvre gouvernementale sur ce projet de loi, dont l'arrivée en Conseil des ministres a été reportée au 24 mars.

Avec AFP

Première publication : 11/03/2016

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