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Amériques

L'opposition vénézuélienne lance le premier acte de sa "pression populaire"

© Federico Parra, AFP | Des manifestants réclament le départ du président vénézuélien Nicolas Maduro, samedi 12 mars 2016, dans les rues de Caracas.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/03/2016

Alors que deux procédures légales ont été lancées cette semaine pour tenter d'écourter le mandat de Nicolas Maduro, plusieurs milliers d'opposants au président vénézuélien ont défilé samedi pour réclamer sa démission.

L'opposition vénézuélienne, forte de sa majorité parlementaire, a enclenché, samedi 12 mars, son "mouvement de pression populaire" pour tenter de faire partir le président socialiste Nicolas Maduro, appelant la foule à manifester massivement.

Aux cris de "Démission !", plusieurs milliers d'opposants au chavisme (du nom du défunt président Hugo Chavez, au pouvoir de 1999 à 2013) se sont réunis à Chacao, à proximité de Caracas, tandis qu'une marée rouge tout aussi importante était réunie dans le centre de la capitale pour soutenir Nicolas Maduro en scandant "Maduro ne s'en va pas !" et "Yankees, go home !".

Dans ce pays, parmi les plus violents du monde, hanté par le souvenir des mobilisations anti-gouvernement qui s'étaient soldées en 2014 par 43 morts, aucun affrontement n'était à signaler.

>> À voir sur France 24 : "La fin du chavisme au Venezuela ?"

Sous le slogan "Allez, on donne tout !" ("Vamos con todo !"), la vaste coalition de la Table de l'unité démocratique (MUD), qui va de la gauche modérée à la droite dure, avait convoqué ses sympathisants à Caracas et dans 15 des 23 États du pays sud-américain.

En misant sur la rue, le camp adverse au président Maduro cherche un soutien de poids aux deux procédures légales que l'opposition a lancées cette semaine pour tenter d'écourter le mandat du chef de l'État, même si elles ont a priori peu de chances d'aboutir.

"Maduro est le peuple et il est la révolution"

Dans ce pays pétrolier miné par la chute des cours du brut, où la population souffre quotidiennement d'une inflation galopante et de graves pénuries, l'opposition travaille dans deux directions pour faire partir au plus vite Nicolas Maduro : un référendum révocatoire et une modification de la Constitution pour raccourcir son mandat.

Ces initiatives requièrent toutefois le feu vert d'organismes réputés proches du gouvernement, le Tribunal suprême de justice (TSJ) et le Conseil national électoral (CNE), d'où le recours aux manifestations pour exercer une pression populaire.

"La meilleure sortie [pour M. Maduro] serait qu'il permette une solution politique et la façon la plus rapide de le faire serait de démissionner", estime le député d'opposition Freddy Guevara.

Une option rejetée catégoriquement par l'intéressé : "Vous ne vous débarrasserez pas de Maduro", a assuré cette semaine le chef de l'État, reprenant le style grandiloquent de son prédécesseur et mentor, le défunt Hugo Chavez (1999-2013).

"Car Maduro n'est pas Maduro, Maduro est le peuple et il est la révolution, vous ne comprenez pas ?", a-t-il poursuivi.

Les Vénézuéliens désormais exaspérés par le chavisme

Soucieux de montrer le soutien dont il bénéficie encore, le président avait aussi donné rendez-vous à ses partisans dans les rues de Caracas samedi. Le mot d'ordre ? Dénoncer la décision de Washington de renouveler un décret qualifiant le Venezuela de "menace inhabituelle et extraordinaire contre la sécurité" américaine. En réaction à ce décret, Caracas a rappelé mercredi son plus haut représentant diplomatique aux États-Unis.

Le président cubain Raul Castro a fait part vendredi soir de son "appui inconditionnel" à son allié vénézuelien.

De son côté, le Secrétaire général de l'Organisation des États Américains Luis Almagro a jugé que le chef d'État vénézuélien "aurait dû avancer l'amnistie des prisonniers politiques au Venezuela", samedi dans un entretien au quotidien chilien La Tercera.

Le mécontentement populaire face à Nicolas Maduro, sur lequel parie l'opposition, lui a déjà permis de remporter une victoire historique le 6 décembre lors des législatives, devenant ainsi largement majoritaire au Parlement.

Pour l'analyste Luis Vicente Leon, interrogé par l'AFP, l'exaspération face au chavisme est désormais le sentiment prédominant chez les Vénézuéliens.

"Ce que ne peuvent faire ni le gouvernement, ni le Tribunal suprême de justice, ni le Conseil national électoral, c'est changer une réalité, explique-t-il, que la majorité de la population veut des changements, que la majorité de la population n'est pas chaviste et qu'en cas de processus électoral, l'opposition gagnerait".

>>À lire sur France24 : "Venezuela : l'investiture de l'Assemblée nationale tourne au bras de fer entre le gouvernement chaviste et l'opposition"

Avec AFP

Première publication : 12/03/2016

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