Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

VOUS ÊTES ICI

Le golfe de Porto, un paradis entre terre et mer

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Alexis Michalik, le porteur d’histoires

En savoir plus

REPORTERS

RDC : massacres en toute impunité à Beni

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Grande polémique cherche petit burkini

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Burkini : le piège

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

L'offensive turque en Syrie se poursuit

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

"Il faut simplifier les règles du jeu pour les entrepreneurs"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Disparition de Sonia Rykiel, femme libre et "reine du tricot"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Tunisie : le gouvernement face à de nombreux défis économiques

En savoir plus

Afrique

Attaque de Grand-Bassam : "Ils ont tué trois personnes derrière nous"

© Issouf Sanogo, AFP | Un commando armé a abattu 16 peronnes dans la station balnéaire très populaire de Grand-Bassam, le 13 mars 2016.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/03/2016

Jamais la Côte d'Ivoire n'avait connu une attaque d'une telle ampleur : 18 personnes ont été tuées, dimanche, lors d'un attentat perpétré dans une station balnéaire et revendiqué par Aqmi. Des témoins racontent à France 24 ce qu'ils ont vécu.

"Je ne pensais pas qu'aujourd'hui en allant m'amuser à la plage, je pouvais perdre la vie". Aissatou a eu de la chance, dimanche 13 mars. Accompagnée de son frère et son cousin, elle est installée sur un transat de la plage de Grand-Bassam, une ville côtière de la Côte d'Ivoire, très fréquentée le week-end, située à une quarantaine de kilomètres à l'est d'Abidjan quand, vers 12h30, des tueurs très lourdement armés ont débarqué sur la plage de l'hôtel La Playa, voisin de l'Étoile du Sud. "Ils ont tiré, tiré et tiré sur des nageurs et des personnes allongées sur le sable", raconte à France 24 Issa, un hôtelier. 

"Un tir tous les dix ou quinze secondes"

Également témoin de la scène, le prince Charles-Philippe d'Orléans, ancien officier de l'armée de terre française ayant servi en Côte d'Ivoire, raconte à Paris Match avoir vu "des blessés, des morts peut-être sur le sable". "À ce moment-là, on entendait un tir toutes les dix ou quinze secondes. On nous tirait dessus, les balles fusaient.(...) Je n'ai pas entendu crier 'Allah u Akbar', ni de rafales à répétition caractéristiques des armes automatiques. Je pense qu'ils avaient des armes de poing, type 9 mm ou Magnum", a-t-il rapporté.

Assise un peu plus loin, Assiatou pense d'abord à un simple pétard. "Mais ensuite, on a entendu des tirs en série et vu des gens venir se réfugier dans notre hôtel, se souvient-elle. Ils criaient 'Fuyez ! Couchez-vous !' Ils étaient de plus en plus nombreux. L'un d'entre eux avait pris une balle dans la cuisse". La jeune fille a alors décidé de se mettre à l'abri dans l'hôtel La Playa. "Mais les assaillants suivaient les touristes et sont entrés dans l'hôtel, poursuit la jeune femme. On s'est cachés dans les cuisines". 

Confusion sur le nombre d'assaillants

Les assaillants munis de Kalachnikovs ont ensuite avancé vers le restaurant. Alerté par les tirs et les gens qui couraient dans tous les sens, un des clients raconte à France 24 : "On était en train de manger, mais on ne savait pas ce qui se passait". En entendant les tirs se rapprocher, l'homme a décidé de quitter rapidement les lieux. "Vingt secondes plus tard, ils ont tué trois personnes derrière nous", ajoute-t-il, encore sous le choc. 

Selon plusieurs témoins, les forces spéciales dépêchées d'Abidjan sont intervenues environ une demi-heure plus tard pour neutraliser les tueurs. "Cette attaque a été maîtrisée en trois quarts d'heure de temps grâce à nos forces de sécurité", a déclaré le chef de l'État ivoirien, Alassane Ouattarra, une fois sur place. "Les forces spéciales ont mené des combats difficiles et réussi à neutraliser les six terroristes."

De son côté, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a revendiqué l'attaque dans la station balnéaire, ne parle que de trois "héros". Un témoin, Dramane Kima, qui a montré à Reuters une vidéo où l'on voit les corps de sept victimes, en a compté quatre. 

Des grenades et des Kalachnikovs retrouvées

Des grenades et des chargeurs de Kalachnikov ont été retrouvés sur place, laissés par les terroristes. Le bilan fait état de 16 morts, dont 15 civils ainsi que trois agents des forces spéciales. Des ressortissants français, allemand, burkinabé, malien et camerounais figurent au nombre des victimes.

Une cellule d'urgence a été mise en place par les autorités ivoiriennes avec un numéro spécial : (+225) 22 48 97 60. L'ambassade de France en Côte d'Ivoire propose également un numéro d'urgence : (+225) 20200544. Depuis Paris, contactez le 01 43 17 56 46.

Première publication : 14/03/2016

  • CÔTE D'IVOIRE

    Côte d'Ivoire : Aqmi revendique l’attaque terroriste de Grand-Bassam

    En savoir plus

  • CÔTE D'IVOIRE

    Une fusillade sur une plage de Grand-Bassam en Côte d'Ivoire fait au moins 16 morts

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)