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Afrique

Égypte : le ministre de la Justice démis de ses fonctions après des propos jugés blasphématoires

© Présidence égyptienne, AFP | L'ancien ministre égyptien de la Justice, Ahmed al-Zind (à g.), serrant la main du président Abdel Fattah al-Sissi, le 20 mai 2015.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/03/2016

Il avait suscité un tollé vendredi en affirmant qu'il serait prêt à emprisonner "même un prophète". Dimanche, le ministre égyptien de la Justice, Ahmed al-Zind, a été démis de ses fonctions.

Le ministre égyptien de la Justice, Ahmed al-Zind, a été démis de ses fonctions, dimanche 13 mars, après le tollé provoqué par ses propos sur le Prophète Mahomet, a annoncé le bureau du chef du gouvernement.

Vendredi soir, Ahmed al-Zind avait indiqué sur une chaînée de télévision qu'il serait prêt à faire emprisonner sept journalistes l'ayant diffamé, même si l’un d’eux était "un Prophète, la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui", une révérence qui ne se réfère qu'à Mahomet. Prenant conscience de son écart, il avait alors aussitôt ajouté : "Je demande à Dieu de me pardonner".

La remarque du ministre, qui avait déjà défrayé la chronique dans le passé en appelant au meurtre de milliers d'opposants, dont les Frères musulmans, a déclenché une campagne de protestation sur Twitter et Facebook.

Et l'université d'Al-Azhar, la prestigieuse institution de l'islam sunnite basée au Caire, a émis un avertissement qui, certes ne le cite pas nommément, mais exige de "respecter le nom du prophète dans les discours publics et les médias, et d'éviter toute insulte à son égard, même non intentionnelle".

Ironie du sort, comme le rappelle Le Monde, depuis l’arrivée d’Ahmed al-Zind à la tête du ministère de la Justice il y a peine un an, "le nombre de procès pour blasphème, outrage à la religion ou atteinte à la moralité publique contre des journalistes, intellectuels, artistes ou simples citoyens a explosé".

Avec AFP
 

Première publication : 14/03/2016

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