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EUROPE

Breivik, nazi revendiqué, se plaint de "traitement inhumain"

© Lise Aserud, NTB Scanpix, AFP | Anders Behring Breivik arrive pour un nouveau procès à la prison de Skien, le 15 mars 2016.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/03/2016

Un nouveau procès a démarré mardi pour Anders Behring Breivik, auteur du massacre d'Utoya en Norvège, en 2011. L'extrémiste de droite, qui purge une peine de 21 ans, accuse l'État norvégien de lui infliger de mauvais traitements en détention.

Comme pour donner le ton, Anders Behring Breivik, crâne rasé, a fait un salut nazi dès son arrivée au tribunal, mardi 15 mars. L'extrémiste de droite, qui a abattu 77 personnes en Norvège en 2011, comparaît de nouveau devant la justice norvégienne, mais cette fois en tant que plaignant : il accuse l'État norvégien de violer les droits de l'Homme.

Breivik, condamné en 2012 à la peine maximale de 21 ans, se plaint d'être maintenu à l'isolement dans la prison de Skien, à 130 km au sud-ouest d'Oslo, où il purge sa peine sous un régime de très haute sécurité.

Le procès doit durer quatre jours dans le gymnase de la prison. La première journée doit être consacrée aux déclarations liminaires des avocats des deux parties. Breivik s'exprimera pour sa part pendant environ trois heures mercredi matin.

"Séquelles évidentes" de son isolement

Anders Behring Breivik, 37 ans, reproche à la Norvège d'enfreindre deux dispositions de la Convention européenne des droits de l'Homme, l'une interdisant les "peines ou traitements inhumains ou dégradants", l'autre garantissant le "droit au respect de sa vie privée (...) et de sa correspondance".

Il a écopé de 21 ans de prison, une peine qui pourra être prolongée tant qu'il restera jugé dangereux, pour avoir tué huit personnes en faisant exploser une bombe à Oslo puis abattu 69 autres, des adolescents pour la plupart, lors d'un rassemblement des jeunes travaillistes sur l'île d'Utøya. Il s'agit de l'une des attaques les plus sanglantes perpétrées sur le territoire norvégien depuis la Seconde Guerre mondiale.

À plusieurs reprises, le militant d'extrême droite a qualifié son régime carcéral de "torture", son avocat Øystein Storrvik affirmant qu'il souffrait de "séquelles évidentes" de son isolement. "Une de ses principales activités était d'étudier, mais maintenant il a arrêté, et c'est selon moi un signe que l'isolement est néfaste à sa santé psychologique", a-t-il expliqué à l'AFP avant le procès.

Raisons de sécurité

Breivik ne reçoit que de très rares visites, presque exclusivement le fait de professionnels, qui se déroulent toutes derrière une paroi de verre. Sa correspondance est passée au crible par les autorités, qui jugent cette mesure indispensable pour l'empêcher de former un "réseau extrémiste".

L'État norvégien estime que les conditions de détention sont "largement conformes à ce qui est permis" par la Convention européenne des droits de l'Homme. Les services pénitentiaires réfutent le terme d'"isolement" et expliquent que Breivik est "privé de la compagnie d'autres détenus" pour des raisons de sécurité.

Breivik dispose de trois cellules, l'une de vie, l'autre d'études et la troisième pour les exercices physiques, avec un téléviseur, un ordinateur (sans Internet) et une console de jeux. Il peut aussi cuisiner et laver son linge, activités proposées en vue d'une hypothétique réinsertion dans la société norvégienne.

Selon son avocat, Breivik veut simplement pouvoir discuter de ses idées avec d'autres personnes, échanger librement des lettres et peut-être recevoir des visites.

En novembre, le Défenseur des droits norvégien avait estimé que le régime carcéral de Breivik comportait "un risque accru de traitement inhumain". Mais selon la radiotélévision publique NRK, le personnel médical n'a pas observé d'altération grave de sa santé mentale.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 15/03/2016

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