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Attaque de Grand-Bassam : Ayrault et Cazeneuve à Abidjan pour exprimer la solidarité de la France

© Sia Kambou, AFP | Le président ivoirien, Alassane Ouattara et les ministres français Jean-Marc Ayrault et Bernard Cazeneuve.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/03/2016

Au surlendemain de l'attaque dans la station balnéaire de Grand-Bassam, en Côte d'Ivoire, les ministres français Jean-Marc Ayrault et Bernard Cazeneuve sont à Abidjan pour témoigner de la solidarité de Paris dans la lutte contre le terrorisme.

Les ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur, Jean-Marc Ayrault et Bernard Cazeneuve, sont arrivés mardi 15 mars à Abidjan pour témoigner de la solidarité de la France avec la Côte d'Ivoire dans la lutte contre le terrorisme, au surlendemain de l'attentat qui a fait 18 morts dans une station de Grand-Bassam.

"Nous devons renforcer notre coopération pour que les terroristes n'aient aucune chance", a brièvement déclaré le chef de la diplomatie française à son arrivée.

Les deux ministres français doivent rencontrer le président ivoirien Alassane Ouattara et les ministres chargés de la sécurité, Alain-Richard Donwahi (Défense) et Hamed Bakayoko (Intérieur), se rendre au chevet des blessés et rencontrer des membres de la communauté française, avant de se recueillir sur les lieux de l'attentat à Grand-Bassam.

Le président François Hollande avait promis, dimanche, "d'intensifier la coopération" de Paris avec les pays visés par le terrorisme, assurant que la France apporterait "son soutien logistique et de renseignement à la Côte d'Ivoire pour retrouver les agresseurs".

En représailles à l'opération Barkhane

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui avait déjà revendiqué l'attaque de dimanche, a annoncé dans un nouveau communiqué diffusé dans la nuit de lundi à mardi 15 mars que celle-ci était une réponse à l'opération Barkhane menée par la France contre les groupes jihadistes au Sahel.

L'organisation jihadiste affirme dans sa revendication qu'elle a visé, et visera encore, la France "et ses intérêts dans les pays participant dans les opérations Serval et Barkhane", selon SITE, le centre de surveillance des sites Internet islamistes.

Barkhane, qui a succédé en août 2014 à l'opération Serval lancée en janvier 2013 pour contrer l'avancée des jihadistes dans le nord du Mali, mobilise quelque 3 500 militaires dans cinq pays de la "bande saharo-sahélienne": Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso.

La Côte d'Ivoire est un allié historique de la France en Afrique de l'Ouest. Abidjan participe à la force de l'ONU déployée au Mali (Minusma) et près de 600 militaires français sont stationnés dans quatre bases dans les environs de la capitale ivoirienne. Une grande partie de ces troupes sont chargées des opérations de logistique pour Barkhane.

Lenquête et le ratissage continuent

Sur le terrain, l'enquête et le ratissage continuent, a-t-on appris de source sécuritaire. Alors que le pays vivait mardi son deuxième jour de deuil national, des militaires et des policiers ont pris place à des endroits stratégiques de la capitale et du pays. Les enquêteurs recherchent d'éventuels complices en attendant d'en savoir plus sur l'identité exacte des assaillants au nombre de trois, de source officielle et selon le message de revendication d'Aqmi, alors que plusieurs témoins ont évoqué quatre ou cinq jihadistes.

Lundi soir, dans une allocution télévisée, le président Ouattara avait condamné une nouvelle fois ces "attaques barbares, odieuses et lâches sur des personnes innocentes", assurant que la Côte d'Ivoire ne se laisserait pas "intimider". 

Avec AFP

 
 
 

 

Première publication : 15/03/2016

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