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Amériques

Le Brésil excédé par une écoute téléphonique embarrassante pour Lula et Rousseff

© Miguel Schincariol, AFP | Des manifestants anti-gouvernement défilent à São Paolo, le 16 mars 2016.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 17/03/2016

Des manifestations ont éclaté mercredi au Brésil après la diffusion d’une écoute téléphonique entre l’ex-président Lula et Dilma Rousseff. Cette dernière confesse l’avoir nommé chef de cabinet du gouvernement pour lui éviter la prison.

Des manifestations d'indignation ont éclaté mercredi soir au Brésil après la diffusion d'une écoute judiciaire embarrassante pour la présidente Dilma Rousseff et l’ancien chef de l’État Lula, entré la veille au gouvernement. Dans cet enregistrement rendu public par le juge fédéral Sergio Moro en charge de l'enquête sur le scandale de corruption Petrobras, la présidente explique à Lula qu’elle va lui envoyer son décret de nomination… pour lui éviter la prison.

"Ne t'en sers qu'en cas de nécessité", lui explique-t-elle. Lula, qui a communiqué avec la présidente via le téléphone portable - sur écoute - de son garde du corps, se trouve dans le viseur de la justice dans l’affaire Petrobras. Le juge Moro l'avait fait interpeller brièvement le 4 mars à son domicile pour un interrogatoire sur des soupçons de "corruption" et de "blanchiment d'argent". Ministre, il bénéficie d'un statut privilégié devant la justice.

>> À lire sur France 24 : "Petrobras, le scandale qui déstabilise le Brésil"

Sans surprise, ce rebondissement a provoqué une bronca au Congrès des députés et au Sénat où les parlementaires furieux de l'opposition criaient le poing levé "Démission ! Démission !". Des milliers de Brésiliens indignés ont afflué dans la soirée devant la présidence de la République à Brasilia et dans la capitale économique Sao Paulo. Des concerts de casseroles ont retenti dans les quartiers aisés de Rio de Janeiro.

L'affaire Petrobras : le rappel des faits

"Quand un riche vole, il devient ministre"

À São Paolo, la foule s'est massée sur la grande avenue Paulista, au pied du gratte-ciel abritant la puissante Fédération des industries de São Paulo (Fiesp), illuminé aux couleurs nationales vert et jaune et barré d'une énorme inscription: "Impeachment maintenant".

>> À revoir sur France 24 : "Je n’ai rien à voir avec l’affaire de corruption Petrobras", assure Dilma Rousseff

De nombreux internautes ont ironiquement repris en boucle sur les réseaux sociaux une célèbre phrase prononcée par Lula en 1988 quand il était syndicaliste: "Au Brésil, quand un pauvre vole, il va en prison. Quand un riche vole, il devient ministre !"

La présidence a riposté en annonçant que des "mesures judiciaires et administratives" seront prises pour "réparer la flagrante violation de la loi et de la Constitution commise par le juge" Moro.

"Le chapitre final : la destitution de Dilma Rousseff"

Empêtrée elle aussi dans le scandale Petrobras - et visée par une procédure parlementaire de destitution chaque jour plus menaçante - la présidente avait publiquement appelé son mentor à la rescousse vendredi dernier. "L'arrivée de Lula va renforcer mon gouvernement", avait cru pouvoir se féliciter Dilma Rousseff dans la soirée, avant que n'éclate la bombe de l'écoute téléphonique.

Lula, qui a présidé au miracle socio-économique des années 2000, a une stature politique et une capacité de négociation qui fait cruellement défaut à la présidente au moment où sa coalition parlementaire menace d'imploser.

L'opposition a dénoncé une manœuvre "scandaleuse". "Au lieu de donner des explications et d'assumer ses responsabilités, l'ex-président Lula a préféré fuir [la justice ordinaire, NDLR] par la porte de derrière", a lancé le député Antonio Imbassahy, chef du groupe parlementaire du Parti sociale-démocrate brésilien (PSDB, centre-droit), la principale formation de l'opposition.

"C'est un aveu de culpabilité et une gifle à la société. La présidente, en l'invitant, se fait son complice. Le chapitre final de cette histoire sera la destitution" de Dilma Rousseff, a-t-il pronostiqué.

Avec AFP
 

Première publication : 17/03/2016

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