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EUROPE

Crise migratoire : les 28 se mettent d'accord sur une "position commune" face à la Turquie

© Geert Vanden Wijngaert, AFP | Le président du Conseil européen Donald Tusk (à g.) et le Premier ministre néerlendais, Mark Rutt (à d.), le 17 mars 2016.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/03/2016

Les dirigeants de l’UE se sont finalement mis d’accord jeudi soir à Bruxelles sur une série de propositions qu’ils vont présenter à la Turquie dans le but d’endiguer le flux de migrants. De son côté, Ankara met en garde contre tout "marchandage".

Il est fragile mais il est là. Les 28 dirigeants de l'UE vont présenter ce vendredi matin à la Turquie leur "position commune" – fixée dans la nuit après de laborieuses tractations – pour tenter d’endiguer l’afflux de milliers de migrants vers l’Europe.

Un accord turco-européen serait une "bonne opportunité de mettre fin au trafic d'êtres humains", a insisté la chancelière allemande Angela Merkel. Mais "je ne peux pas vous garantir qu'il y aura une conclusion heureuse", a tempéré le président français François Hollande.

>> À lire sur France 24 : "Crise des migrants : les points de discorde entre l'UE et la Turquie"

Sitôt arrivé à Bruxelles, vendredi matin, Ahmet Davutoglu a mis en garde l'UE contre tout "marchandage" sur la question des réfugiés. "Pour nous, pour la Turquie, la question des réfugiés n'est pas une question de marchandage, mais une question de valeurs humanitaires, ainsi que de valeurs européennes", a-t-il averti.

"Lignes rouges" à ne pas franchir

Le compromis finalisé dans la nuit entre les 28 n'est pas un texte formel, mais "une position commune" avec des "lignes rouges" à ne pas franchir, qui servira de mandat de négociation à Donald Tusk, a expliqué une source européenne.

En plus de l'accélération du processus d'adhésion de la Turquie à l'UE, le projet d'accord sur lequel ont travaillé les 28 prévoit une hausse de l'aide de l'Union européenne – en plus des trois milliards d'euros déjà promis – et la libéralisation des visas pour les citoyens turcs.

En contrepartie, la Turquie devrait accepter de reprendre sur son territoire toutes les personnes arrivant illégalement sur les îles grecques de la mer Egée, selon le principe du "un pour un" : pour chaque Syrien ainsi reconduit en Turquie, un Syrien réfugié en Turquie serait accueilli dans un État membre de l'Union. Cette reconduite en Turquie des migrants qui ont tenté la traversée est censée décourager les passages.

Ces propositions sont-elles légales ?

Mais beaucoup doute du cadre légal de cette disposition. L'ONU a en effet mis en garde contre l'illégalité de "possibles expulsions collectives et arbitraires" vers la Turquie.

Jusqu'alors inflexible contre la possibilité d'ouvrir rapidement de nouveaux chapitres de ces négociations, le président chypriote Nicos Anastasiades a entrouvert une porte envisageant désormais "un compromis" possible, basé sur de strictes conditions à respecter pour Ankara.

Depuis le début de l'année, plus de 143 000 personnes sont arrivées en Grèce via la Turquie, portant à plus d'un million les entrées en Grèce depuis janvier 2015 de migrants fuyant pour la plupart la Syrie en guerre, l'Irak et l'Afghanistan, selon le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

>> Webdoc à voir sur France 24 : La boue au ventre, dans le premier camp humanitaire de France

Cet afflux, combiné avec la fermeture de la "Route des Balkans", place la Grèce et les milliers de migrants qui y sont bloqués dans une situation intenable. Et accentue la pression pour que les Européens s'entendent avec Ankara.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 18/03/2016

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