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L'Érythrée, surnommée la Corée du Nord de l'Afrique, tente de redorer son image

© Capture d'écran France 24 | L'Érythrée a le même président depuis l'indépendance en 1993.

Vidéo par Nicolas GERMAIN , Roméo LANGLOIS

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/03/2016

L'Érythrée, jusqu'alors hermétiquement fermée aux médias étrangers, commence à ouvrir ses portes aux journalistes. Surnommé la Corée du Nord de l'Afrique, le pays cherche à redorer son image. France 24 s'est rendue sur place.

Rares sont les journalistes qui peuvent entrer en Érythrée, pays peu enclin se laisser scruter par la presse étrangère. Mais depuis quelques mois le pays s'ouvre peu à peu. Nicolas Germain et Roméo Langlois, reporters pour France 24, se sont rendus dans cette Érythrée si peu connue.

Le pays apparaît si inaccessible qu'il a été surnommé la "Corée du Nord africaine". Mais le ministre de l'Information Yemane Gebremeskel l'affirme : l'Érythrée n'est pas fermée. "Pour un petit pays nous avons des représentations diplomatiques dans 28 pays et nous avons de nombreux ambassadeurs ici", soutient-il. "Cette idée que nous sommes un pays fermé et isolé, ou qui cherche l'isolement, c'est faux", poursuit-il.

Un étage sous le bureau du ministre, se trouve la rédaction de la seule télévision du pays, Eri TV. Pour le directeur de la rédaction, s'il est vrai qu'il n'y a pas de télévision indépendante, cela ne signifie pas que le journalisme n'est pas indépendant.

Les autorités s'échinent à tenter de démonter l'image de pays autoritaire qu'on lui prête. Pourtant, l'Érythrée n'a pas franchement le visage d'une démocratie : elle n'a pas de Constitution, pas de Parlement, n'est doté que d'un seul parti et ne compte aucun média indépendant. Toute contestation intérieure est systématiquement réprimée, les opposants politiques jetés dans les geôles du régime se comptent par milliers. Le père de l'indépendance érythréenne, Issayas Afewerki, tient le pays d'une main de fer depuis 1993, au mépris des règles les plus élémentaires des droits de l'Homme. Selon l'ONU, 5 000 Érythreens fuient le pays chaque mois pour, notamment, fuir le service militaire illimité imposé par les autorités.

Première publication : 18/03/2016

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