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EUROPE

Récit d’un rescapé à l’aéroport de Bruxelles : "J’ai eu un bol d'enfer"

© Alexandre Demmous | L'intervention des secours peu après les explosions à l'aéroport de Bruxelles.

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 22/03/2016

Alexandre Dammous, un avocat de Liège, se trouvait dans l’aéroport de Zaventem, à Bruxelles, lorsque les deux explosions ont eu lieu. Il livre son témoignage aux journalistes de France 24.

Alexandre Dammous, 40 ans, est un avocat belge habitué des aéroports, qui partage sa vie entre la Floride et Liège. Il se trouvait à l’aéroport de Bruxelles au moment des attentats, juste en dessous du lieu de la première explosion. Témoignage.

>> Suivre en direct l'évolution de la situation en Belgique après les attentats

"Je sortais du parking pour me rendre au terminal de départ afin de prendre mon vol pour les États-Unis. Il était environ 8 heures lorsque la première explosion a eu lieu, un niveau juste au dessus de là où je me trouvais.

Il y a d’abord eu le bruit, difficile à décrire, qui ne ressemble pas au 'bang' qu’on entend dans les films d’action. C’est plutôt comme une onde de choc, comme si l'air se diffusait dans une immense déflagration.

"J’ai vu un homme avec le pied arraché"

Ensuite, je me souviens d’un grand nuage de fumée qui devait provenir de l’effondrement des faux plafonds. Pendant une demi-minute, c’était l’incompréhension totale. Les gens autour de moi ne savaient pas ce qui se passait ou que faire, et ne bougeaient pas. Je me rappelle m’être tout d’abord dit : 'Putain, ça y est, c'est un attentat', puis après : 'Non, ce n’est pas possible'.

Les secours et les militaires ont très vite commencé à évacuer ceux qui étaient à l’intérieur de l’aéroport. J’ai vu un homme avec le pied arraché, des gens pisser le sang et des corps sur des brancards recouverts entièrement par un drap. C’est alors devenu affreusement réel avec le bruit des cris des enfants, des sirènes et des militaires qui hurlent leurs ordres. Le brouhaha était tel que je n’ai même pas entendu la deuxième explosion. À l’extérieur de l’aéroport, la grande verrière que nous connaissons tous ici était complètement éventrée et le sol était recouvert de morceaux de verre.

Les services de secours nous ont dit de reculer. Il n'y a eu aucune annonce sur ce qui se passait, on ne savait pas s’il s’agissait d’un attentat ou d’un accident. Ils nous disaient juste de reculer. D’abord pour sortir de l’aéroport, puis vers le parking et ensuite simplement pour s’éloigner le plus loin possible. Il y avait des centaines et des centaines de personnes qui marchaient ensemble, sans avoir nulle part ou aller, accompagnées de militaires qui nous demandaient d’avancer.

"À une minute près"

J’ai eu un bol d’enfer. À une minute près, j’aurais pu être une victime de ces attentats.

Il y a une chose pour laquelle je m’en veux un peu, c’est d’avoir succombé au reflexe très 2016 de poster sur Facebook qu’il y a eu un attentat avant même d’envoyer un SMS à mes trois sœurs. C’est un peu du voyeurisme et du sensationnalisme, mais c’était aussi, pour moi, une manière de dire au plus grand nombre que j’allais bien.

Je reconnais que je n’aurais jamais cru que cela pourrait m’arriver un jour. J’ai l’habitude de me rendre environ six fois par an aux États-Unis et à force d’y voir toutes les mesures de sécurité, j’ai fini par avoir l’impression que cela ne peut pas se passer dans les aéroports. Mais que peut-on faire contre quelqu’un qui décide de commettre son forfait avant les contrôles de sécurité ?"

Première publication : 22/03/2016

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