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EUROPE

Le HCR dénonce des hotspots transformés en centres de "détention" en Grèce

© Robert Atanasovski / AFP | Le HCR distribue des couvertures aux migrants du camp de Gevgelija près de la frontière entre la Grèce et la Macédoine, le 25 février 2016

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/03/2016

Assimilant les "hotspots" à des centres de "détention" en Grèce, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a affirmé mardi qu'il ne participerait pas au transports des migrants.

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a affirmé mardi que les "hotspots" accueillant les migrants en Grèce sont devenus des "centres de détention" à la suite de l'accord entre l'UE et la Turquie et a décidé de fermer certaines de ses activités.

"Le HCR a jusqu'à présent soutenu les autorités dans les +hotspots+ sur les îles grecques, où les réfugiés et les migrants sont reçus, assistés et enregistrés", a expliqué l'agence de l'ONU dans un communiqué.

Mais "en vertu des nouvelles dispositions, ces sites sont maintenant devenus des installations de détention. En conséquence, et conformément à notre politique qui s'oppose à la détention obligatoire, nous avons suspendu certaines de nos activités dans tous les centres fermés sur les îles" grecques, a-t-elle ajouté.

Le HCR a notamment décidé de suspendre le transport des migrants vers ces centres. Il va toutefois maintenir ses activités d'information et de "surveillance" pour s'assurer que les droits des réfugiés soient respectés. Le personnel du HCR continuera par ailleurs à être présent sur le littoral et dans les ports grecs pour venir en aide aux migrants et pour les transporter, s'ils en ont besoin, vers les hôpitaux.

>> Webdoc à voir sur France 24 : "La boue au ventre, dans le premier camp humanitaire de France"

Le HCR se dit "préoccupé" que l'accord entre l'UE et la Turquie soit "mis en oeuvre avant que les garanties nécessaires soient en place en Grèce".D'après l'ONU, "à l'heure actuelle, la Grèce n'a pas une capacité suffisante sur les îles" pour permettre une bonne évaluation des demandes d'asile, "ni les conditions adéquates pour accueillir les gens décemment" en attendant l'examen de leur cas.

Le HCR dénonce l'accord UE-Turquie

L'accord signé vendredi à Bruxelles prévoit le renvoi systématique de tous ceux, arrivés en Grèce après le 20 mars, dont la demande d'asile aura été refusée. Et que pour chaque Syrien renvoyé en Turquie, un autre Syrien soit "réinstallé" dans l'UE, à hauteur de 72 000 places.

Selon les autorités grecques, les migrants resteront sur les îles, où ils sont désormais détenus dans les cinq hotspots existants (camps d'enregistrement et d'identification), dont la capacité doit être portée à 20 000 places contre quelque 6 000 actuellement. Ceux qui ne demanderont pas l'asile seront "renvoyés immédiatement" prévoit la Commission, les autres retenus le temps de l'examen de leur demande conformément aux règles du droit d'asile que l'UE s'est engagée à respecter.

En dépit de cet accord, 934 migrants ont débarqué depuis dimanche à Lesbos, première étape en Europe de l'exode migratoire, selon le HCR.

Au total, 147 437 migrants (dont 49% de Syriens) sont arrivés en Grèce depuis le début de l'année, toujours selon l'agence onusienne.

AFP

Première publication : 22/03/2016

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