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Afrique

La police égyptienne assure avoir identifié les meurtriers de l'étudiant italien Giulio Regeni

© archives, AFP | Des personnes brandissant des portraits de Giulio Regeni, un étudiant italient tué et torturé dans la banlieue du Caire.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/03/2016

La police égyptienne a assuré jeudi avoir identifié et tué les meurtriers d’un étudiant italien, Giulio Regeni, retrouvé mort il y a deux mois dans une banlieue de la capitale. L'affaire empoisonne les relations entre Rome et Le Caire.

Les meurtriers de l’étudiant italien, Giulio Regeni, retrouvé assassiné et torturé dans la banlieue du Caire, ont été identifiés, selon la police égyptienne. Deux mois après la disparition du jeune homme signalée le 25 janvier en plein cœur de la capitale égyptienne, les policiers ont affirmé jeudi 24 mars avoir tué quatre membres d'un gang criminel chez qui elle a retrouvé son passeport et ses effets personnels.

Regeni avait disparu le jour du cinquième anniversaire de la révolte populaire de 2011 qui mit fin au régime de Hosni Moubarak, alors qu'un important dispositif policier était déployé à travers la capitale, les autorités réprimant toute manifestation de l'opposition. Son corps avait été retrouvé neuf jours après sa disparition en bordure d'autoroute dans la banlieue de la capitale, atrocement mutilé et torturé. Le jeune étudiant a subi de nombreuses fractures, des coups répétés, des chocs électriques aux parties génitales, et des brûlures, selon l'autopsie.

"Enquête transparente"

Depuis, la presse italienne et les milieux diplomatiques occidentaux en Égypte soupçonnaient des membres des services de sécurité de l'avoir enlevé et torturé à mort. Ce que le gouvernement égyptien démentait avec force, promettant à Rome une "enquête transparente" et "toute la vérité" sur la mort de ce doctorant de 28 ans de l'université britannique de Cambridge, qui effectuait un mémoire sur les syndicats ouvriers en Égypte.

Jeudi, le ministère de l'Intérieur a dans un premier temps annoncé avoir tué "dans un échange de tirs" tous les membres d'un gang "qui s'était spécialisé dans l'enlèvement d'étrangers pour les voler, en se faisant passer pour des officiers de police".

Un second communiqué, accompagné de photos, affirme que la police a retrouvé chez la sœur de l'un des membres de ce gang "un sac rouge (...) contenant un portefeuille en cuir, un passeport au nom de Giulio Regeni (né en 1988), sa carte de l'université américaine (du Caire) avec sa photo personnelle, sa carte de l'université de Cambridge". La femme du suspect a "avoué que ce sac appartenait à son mari", ajoute le communiqué.

Froid diplomatique

"Je vous promets que nous ferons toute la lumière et que nous arriverons à la vérité, que nous œuvrerons avec les autorités italiennes pour traduire en justice et punir les criminels qui ont tué votre fils", avait affirmé à la mi-mars le président Abdel Fattah al-Sissi, dans un entretien publié par le quotidien italien La Repubblica.

Il faut dire que l'affaire empoisonne les relations entre l'Égypte et l'Italie. Les autorités italiennes ont plusieurs fois prévenu Le Caire que l'amitié entre les deux pays était en jeu. Et le Parlement européen avait adopté le 10 mars une résolution demandant la "vérité" sur l'assassinat de Giulio Regeni.

Certains services de police ou du renseignement sont en effet régulièrement accusés par les organisations de défense des droits de l'Homme égyptiennes et internationales de disparitions forcées, de détentions illégales d'opposants égyptiens, voire d'actes de torture et d'assassinat. Le président Sissi a récemment mis en garde les policiers qui recourraient à ce type d'exactions et certains font l'objet de procès.

Les autorités égyptiennes ont cependant assuré que l'étudiant italien n'avait jamais été arrêté, rejetant les accusations visant sa police. Et fin février, le ministère de l'Intérieur avait indiqué que "toutes les pistes" étaient possibles, y compris celle du crime de droit commun.

Depuis qu'il a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en 2013, l'ex-chef de l'armée et actuel président Sissi réprime toute forme d'opposition, islamiste mais aussi laïque et libérale.

Avec AFP

Première publication : 25/03/2016

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